
L'anthropomorphisme
Les codes animaux sont différents des codes humains. Chaque espèce
a ses propres codes qu'il vous faut apprendre à décrypter.
Le chien est un animal social qui a besoin de la compagnie d'autres chiens,
le chat un animal plus territorial. Vouloir projeter ses propres sentiments
sur ses animaux est toujours source de problèmes.
La dominance
Mise en avant chez le chien, comme chez son cousin le loup, les rapports
hiérarchiques entre canidés ne sont pas absolus et définitifs.
Ils peuvent varier selon les situations et au cours de la vie de l'animal.
Les rapports hiérarchiques se mettent en place à chaque
rencontre.
La prédation
Les rapports entre proies et prédateurs fréquents dans la
nature peuvent être inhibés par l'imprégnation et
l'éducation. Il arrive cependant que le naturel revienne au galop
et c'est bien le cas de le dire car c'est souvent la fuite de la proie
qui déclenche une réaction chez le prédateur. Un
lapin qui cohabite pacifiquement dans sa cage avec le chien de la maison
devient une proie s'il s'échappe en courant dans le jardin ! N'importe
quel chien placide laissé à lui-même peut être
repris par un instinct de chasseur, et devenir un jour un prédateur
de moutons voire de chats si ceux-ci s'amusent à s'enfuir.
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Trouble organique
Enfin, il faut être conscient que, dans bien des cas, l'agression
est corrélée à une maladie, le chat exprimant ainsi
sa douleur et son mal-être. Lors de tout changement de comportement
ou agressivité de son chat, il est donc primordial de consulter
en priorité son vétérinaire afin d'écarter
toute cause organique.
La prise en charge consiste ensuite à supprimer les agressions.
Pour cela, il est conseillé d'isoler le chat agressif dans une
pièce, avec sa nourriture, son eau et sa litière. Cet isolement
va permettre au chat de retrouver son calme et au propriétaire
de retrouver confiance.
Le chat doit ensuite faire l'objet d'une prise en charge comportementale
et/ou médicale par un vétérinaire.
L'utilisation des phéromones sous forme de diffuseurs est bénéfique
en cas de troubles comportementaux.
Il est également utile d'améliorer le bien-être du
chat en enrichissant son lieu de vie (jouets, arbre à chat, aménagement
de cachettes...).
L'EDUCATION DU CHAT

Si lé chat est aujourd'hui l'animal préféré
des Français, il reste néanmoins mal connu. Sa part de mystère,
le caractère insaisissable de son comportement et de nombreuses
idées reçues véhiculent une aura parfois négative
sur ce petit animal. A ce point qu'il n'est pas rare d'entendre dire qu'il
est parfaitement impossible d'éduquer voire de "corriger"
son caractère. Certes, des limites sont posées par l'origine
de l'animal et son histoire mais votre intervention appropriée
peut être déterminante dans un processus éducatif
ou une phase de correction de certains troubles. Dans tous les cas, il
convient de s'adapter à l'âge de votre compagnon.
Savoir choisir le chaton
La large majorité des chats qui animent nos maisons est souvent
issue d'une rencontre du hasard. Une annonce chez un commerçant,
une affichette chez le vétérinaire, un voisin encombré,
une rencontre au détour d'une rue.
Ne cédez pas totalement à la tentation du coeur! Prenez du temps pour réfléchir et surtout pour choisir l'origine de votre chaton. Ses parents, sa mère, sa fratrie et sa "famille humaine" sont autant de facteurs qui vont influencer son comportement en devenir. Plus vous rassemblerez de points positifs avant son arrivée chez vous, plus vous aurez la chance de pouvoir modeler le caractère de votre animal. Tout d'abord identifier et connaître les parents de la portée. Un mâle et une femelle stables et bien intégrés à la vie en communauté avec les hommes ont toutes les chances de donner naissance à une progéniture sympathique.
Connaître la mère
Son rôle est primordial. Elle doit pouvoir exercer ses fonctions
maternantes dans un climat serein. Son rôle sur le développement
du chaton est essentiel : " La première influence, est celle
de l'empreinte maternelle. L'empreinte est une forme particulière
d'apprentissage dans laquelle le jeune identifie puis reconnaît
un objet pour lequel s'établit le lien filial d'attachement: la
mère dans les conditions naturelles. . D'où son importance
sur le comportement futur du chaton. Sauf à vouloir simplifier
à l'extrême, votre petit compagnon va apprendre de sa maman
et, surtout, c'est elle qui pose des limites.
Répartir l'inné et l'acquis
Un chat reste un chat ! Quoique... Ce que le chaton peut acquérir
au cours de la phase d'apprentissage est important. Sa mère, sa
famille de naissance puis celle d'adoption contribuent à sa bonne
éducation.
L'éducation commence par la richesse
Non, il ne s'agit pas là d'avoir un discours félin de classe
sociale ! Mais bien plus de considérer que vous mettez toutes les
chances de votre côté en choisissant un chaton qui baigne
dans une famille attentive et qui le sollicite avec tact. Très
tôt, le petit animal doit être confronté à une
large palette de situations. La rencontre avec d'autres congénères,
avec d'autres animaux, des enfants et des personnes extérieures
l'habitue aune diversité de relations. Il est alors plus apte à
comprendre voire à anticiper à l'âge adulte des confrontations
tous horizons. Arrivé à la maison, vous poursuivrez dans
ce sens mais avec toujours à l'esprit d'agir en douceur ! Vous
en profiterez pour le familiariser avec la brosse pour son poil, ses dents
et vous le tournerez - calmement ! - dans tous les sens afin qu'il intègre
toutes les manipulations que vous seriez amené à effectuer.
Mais agissez progressivement. Enfin, il est important, à la fin
de chaque séquence "positive", de récompenser
le chaton (friandise, caresses, intonations encourageantes, etc.).
Poser des repères
Avec un jeune animal, l'éducation consiste surtout à lui
faire reconnaître votre environnement, ses lieux privilégiés
et les limites que vous entendez lui donner. Dès le premier jour,
tout en continuant à renforcer positivement ses acquisitions, vous
allez devoir le familiariser à un nouveau contexte. Mais surtout,
il est essentiel de fixer des lieux stratégiques pour lui. La litière,
si possible dans l'intimité; la gamelle, en dehors de votre table
; un couchage adapté ; des jeux sur un support vertical et une
planche à griffer accessible seront immédiatement mis à
sa disposition. Sa mère lui aura appris l'autonomie. C'est à
vous de poursuivre son éducation en lui montrant chacun de "ses"
endroits. Vous l'encouragez à les utiliser, vous le félicitez
lorsqu'il les fréquente et, surtout, vous le laisserez en paix
lorsqu'il mange ou utilise sa litière. Concernant les pièces
ou meubles que vous aimeriez qu'il ne fréquente pas, les choses
seront plus compliquées. Il est normal pour un chaton de rechercher
la chaleur, la tranquillité et la hauteur. Donc canapé,
fauteuils et lit sont toujours les bienvenus !
Dire non avec justesse
Un chaton apprend à se contrôler grâce à l'éducation
reçue de sa mère. Un chat adulte dont vous ne connaissez
pas l'histoire, et parfois pas l'origine, peut avoir des gestes et des
comportements indésirables. D'une manière générale,
ils peuvent être classés dans deux catégories: les
agressions et les comportements indésirables. Les premiers se traduisent
par des griffades, des morsures voire des attaques inopinées. Les
seconds se remarquent par des mictions ou des défécations
en dehors du lieu d'aisance habituel. Dans tous les cas, un milieu riche
et un environnement stable sont impératifs.
Patience et longueur de temps sont les critères
incompressibles pour éduquer un chat adulte. Les agissements qui
persistent et deviennent perturbants pour votre animal ou vous-même
doivent faire l'objet d'une consultation par un vétérinaire.
Un chat qui présente des troubles du comportement peut souffrir
physiquement. Dans tous les cas, il exprime un mal-être. Avec le
concours de la médecine et votre attention, votre compagnon pourra
être (ré) éduqué pour votre joie à tous
les deux.
Mais, de votre côté, vous avez un rôle de maître
éducateur - de la plus haute importance ! - si la famille d'élevage
ne l'a pas fait et à partir du moment où votre chaton est
sevré.
LES
PHEROMONES

Les phéromones sont des substances chimiques sécrétées par des organismes vivants (animaux ou plantes) et qui permettent à des individus d'une même espèce de communiquer entre eux. Ce mode de communication, bien que méconnu, est capital pour de nombreux êtres vivants et plus particulièrement pour les insectes : c'est grâce aux phéromones qu'une fourmi va retrouver le chemin de sa fourmilière et indiquer à ses congénères une source de nourriture qu'elle aura trouvée. C'est grâce à l'étude du comportement reproducteur d'un papillon de nuit par un entomologiste français - Jean-Henry Fabre - que l'existence des phéromones fut découverte. Il réussit à montrer que les sécrétions de phéromones sexuelles d'une femelle pouvaient attirer les mâles dans un rayon de 25 kilomètres.
LES PHÉROMONES FACIALES DU CHAT :
1/ Troubles du marquage territorial.
Peuvent être atténués par l'utilisation de de Feliway°
qui est un composé identique aux sécrétions faciales
que le chat dépose sur les objets de son territoire. Le message
porté par ces phéromones est en quelque sorte le suivant
: "tous ces objets m'appartiennent, ils sont bien à leur place,
tout va bien".
Des études ont montré qu'une disparition importante de ces
marques (travaux, peinture, déménagement, etc.
) désorientait
totalement le chat et le rendait anxieux : le chat est dans un tel état
de " nervosité " qu'il lui est impossible désormais
de marquer facialement les objets de son territoire ! Le seul marquage
qu'il parvient à faire est un marquage urinaire ! Le chat anxieux
devient malpropre, ce qui pose bien entendu énormément de
problèmes aux propriétaires.
2/ Acceptation d'un nouveau venu.
Le Felifriend° est la copie d'une autre phéromone faciale de
chat. Celle-ci lui sert à marquer un individu ou un animal familier.
Quand une personne est déjà marquée par cette phéromone,
le chat se sent rassuré, et il re dépose à son tour
sa propre marque.
Le Felifriend a donc d'abord été utilisé par les
vétérinaires et les professionnels qui doivent manipuler
les chats. L'approche et la manipulation des animaux sont plus aisée
et ces derniers gardent un meilleur souvenir de leur passage chez le vétérinaire,
ce qui rend la visite suivante plus sereine, etc., etc.
L'autre utilisation de ce produit est l'acceptation par un chat dit "
résidant " d'un nouveau venu dans la maison: un autre chat,
un chien, un enfant ou un adulte. Souvent, cette nouvelle arrivée
est ressentie par le chat vivant déjà dans les lieux comme
une véritable intrusion. Ou bien il fuit, ou bien, plus fréquemment,
des conflits éclatent. Cela commence par de simples escarmouches
puis cela se termine par de véritables combats.
LE
STRESS chez le chat
Le stress n'est pas l'apanage de l'homme, le chat est également concerné. C'est un grand sensible, souvent ignoré.
Le stress est une réponse biologique ou psychologique à une situation nouvelle ou une agression qui, quelle que soit l'origine, lui demande un effort d'adaptation.
Les origines du stress
Vivre avec 3 ou 4 compagnons même félins
et de bonne compagnie est source majeure de stress pour un chat.
S'adapter à l'arrivée d'un nouveau venu dans la maison (bébé,
chien, chat, ami) ne lui est pas toujours facile.
Casanier, le chat aime ses habitudes, la nouvelle décoration du salon, le récent déménagement, le voyage pour les vacances, le changement de nourriture, tout peut l'angoisser fortement.
Très sensible, il ressent le stress de ses maîtres maison, ou de ses congénères chez le vétérinaire.
Lors d'une hospitalisation, le chat est particulièrement exposé au stress, ce qui peut ralentir sa guérison. De même, lors de la convalescence, le chat ressent une angoisse liée à son état de santé.
Les principaux facteurs de stress
Les difficultés d'adaptation aux changements dans son environnement : phase d'adoption, déménagement, pension, maison de vacances, hospitalisation, odeurs, bruits (aspirateur, machine à laver...), absence de liberté e mouvement, solitude.
Les difficultés d'adaptation liées aux personnes et à ses congénères : nouveau membre au foyer (personne ou animal), visiteurs inconnus, disparition d'un membre du foyer (personne ou animal), gestuelle des personnes (enfants, adultes), la surpopulation (avec d'autres animaux)
Les difficultés d'adaptation liées à ses habitudes : changement de bac ou de litière, modifications alimentaires et convalescence, accessibilité au coin repas, bac à litière ou lieux de repos.
Les manifestations du stress chez le chat.
Malpropreté urinaire, griffades, vie cachée ou nocturne, absence ou excès de léchage, feulements ou crachements, refus du contact, troubles de l'alimentation.
Selon sa race, son éducation, son expérience, le chat exprime son stress par des manifestations d'intensité variable, des plus légères aux plus graves pour sa santé.
Un chat qui a peur a les coussinets moites et laisse des traces de pattes sur le carrelage ou la table de consultation chez le vétérinaire.
Lorsque son environnement est bouleversé, le chat exprime sa frustration et son angoisse par des griffades sur le mobilier ou par de la malpropreté urinaire.
Mal à l'aise dans les transports, il urine dans sa cage et miaule désespérément, ou tente de s'échapper.
En situation de stress le chat se toilette avec excès
et peut présenter de la boulimie.
Pour aider votre chat aménager et garder un environnement stable
est la meilleure garantie du bien-être de votre chat.
Si votre chat a du mal à faire face aux situations nouvelles ou
aux contraintes quotidiennes il ne faut pas hésiter à en
parler à votre vétérinaire car ce n'est pas une fatalité
des solutions adaptées existent et la vie de votre compagnons tout
comme la votre en tirera bénéfice.
Le stress n'est pas l'apanage de l'homme, le chat est également concerné. C'est un grand sensible, souvent ignoré.
Le stress est une réponse biologique ou psychologique à une situation nouvelle ou une agression qui, quelle que soit l'origine, lui demande un effort d'adaptation.
Les origines du stress
Vivre avec 3 ou 4 compagnons même félins
et de bonne compagnie est source majeure de stress pour un chat.
S'adapter à l'arrivée d'un nouveau venu dans la maison (bébé,
chien, chat, ami) ne lui est pas toujours facile.
Casanier, le chat aime ses habitudes, la nouvelle décoration du salon, le récent déménagement, le voyage pour les vacances, le changement de nourriture, tout peut l'angoisser fortement.
Très sensible, il ressent le stress de ses maîtres à la maison, ou de ses congénères chez le vétérinaire.
Lors d'une hospitalisation, le chat est particulièrement exposé au stress, ce qui peut ralentir sa guérison. De même, lors de la convalescence, le chat ressent une angoisse liée à son état de santé.
Les principaux facteurs de stress
Les difficultés d'adaptation aux changements dans son environnement : phase d'adoption, déménagement, pension, maison de vacances, hospitalisation, odeurs, bruits (aspirateur, machine à laver...), absence de liberté e mouvement, solitude.
Les difficultés d'adaptation liées aux personnes et à ses congénères : nouveau membre au foyer (personne ou animal), visiteurs inconnus, disparition d'un membre du foyer (personne ou animal), gestuelle des personnes (enfants, adultes), la surpopulation (avec d'autres animaux)Les difficultés d'adaptation liées à ses habitudes : changement de bac ou de litière, modifications alimentaires et convalescence, accessibilité au coin repas, bac à litière ou lieux de repos.
Les manifestations du stress chez le chat.
Malpropreté urinaire, griffades, vie cachée ou nocturne, absence ou excès de léchage, feulements ou crachements, refus du contact, troubles de l'alimentation.
Selon sa race, son éducation, son expérience, le chat exprime son stress par des manifestations d'intensité variable, des plus légères aux plus graves pour sa santé.
Un chat qui a peur a les coussinets moites et laisse des traces de pattes sur le carrelage ou la table de consultation chez le vétérinaire.
Lorsque son environnement est bouleversé, le chat exprime sa frustration et son angoisse par des griffades sur le mobilier ou par de la malpropreté urinaire.
Mal à l'aise dans les transports, il urine dans sa cage et miaule désespérément, ou tente de s'échapper.
En situation de stress le chat se toilette avec excès
et peut présenter de la boulimie.
Pour aider votre chat aménager et garder un environnement stable
est la meilleure garantie du bien-être de votre chat.
Si votre chat a du mal à faire face aux situations nouvelles ou
aux contraintes quotidiennes il ne faut pas hésiter à en
parler à votre vétérinaire car ce n'est pas une fatalité
des solutions adaptées existent et la vie de votre compagnons tout
comme la votre en tirera bénéfice.
LES
TROUBLES DE LA COHABITATION ENTRE CHATS

Faire cohabiter plusieurs chats sous un même toit
n'est pas forcément une bonne idée. Cela peut provoquer
du stress, voire engendrer des troubles comportementaux délétères
pour la santé des chats.
Un chat peut-il vivre seul au sein de la maison ?
Tout à fait. Le chat n'est pas un animal social obligatoire. En liberté, les chats se regroupent pour des motivations particulières : les sources de nourriture notamment. Des groupes familiaux peuvent persister après la mise bas des femelles. Certes, le chat a des relations sociales, mais il n'y est pas du tout obligé et vit très bien tout seul, dès lors que ses besoins élémentaires sont respectés.
Peut-on savoir à l'avance si son chat va
accepter un autre chat ?
Si le chat est très tolérant, qu'il s'adapte facilement et qu'il a déjà fréquenté des congénères, on est tenté de dire que cela peut marcher. À l'inverse, si le chat est plutôt stressé, qu'il n'a pas eu un développement optimal (sevrage précoce, mère peu socialisée, voire agressive), alors on va plutôt vers l'échec. Mais il n'y a aucune règle en la matière, on peut avoir des surprises ! C'est un vrai coup de poker !
Quelles peuvent être les réactions
du chat de la maison face au nouvel arrivant ?
Dans un premier temps, il y a une phase d'observation,
avec parfois des manoeuvres d'agression qui sont en fait des mises à
distance du nouveau chat, ce qui est normal. Si les deux chats ne s'acceptent
pas, vient ensuite une phase où ils peuvent se donner des coups
de pattes, se foncer dessus en grondant, au terme de laquelle soit ils
s'observent de nouveau, soit ils finissent par se tolérer. La situation
peut aussi s'aggraver vers une troisième phase, avec de vrais combats
; ces comportements induisent des états pathologiques et les chats
doivent être séparés.
Le chat " agresseur" est complètement obnubilé
par l'autre. Ses postures traduisent un état d'irritation important
avec des mouvements saccadés de la queue et une hypervigilance
: il est continuellement en train de surveiller et dort de moins en moins.
Le chat "agressé", quant à lui, adopte une attitude
de défense. Son stress peut être tel qu'il perd l'appétit,
devient malpropre et souffre finalement d'un état dépressif
avec des activités de substitution (se lèche sans arrêt
ou ronge ses griffes). À noter que le nouvel arrivant peut être
l'agresseur !
Que faire en cas de conflit ?
II faut intervenir le moins possible. Une mauvaise interprétation
des comportements des chats de la part des propriétaires aggrave
les choses : ils croient bien faire en séparant les chats ou en
punissant l'agresseur. Pour faciliter les présentations, on peut
toutefois utiliser des phéromones de marquage de l'environnement
(apaisantes) en diffuseur. Si la situation devient grave, il faut hospitaliser
les deux chats. Ils sont alors mis en contact très progressivement,
grâce à l'utilisation de phéromones de familiarisation.
Ils sont rendus à leur propriétaire dans la même cage
au bout de deux semaines. Le recours aux psychotropes s'avère nécessaire
dans les cas les plus sévères.
Plus il y a d'espace, moins les conflits risquent de survenir.
Il faut travailler sur les trois dimensions, en particulier la hauteur
: dégager des étagères pour que les chats puissent
se percher, disposer des arbres à chat, multiplier les endroits
à une place où les chats peuvent s'isoler et fournir au
moins une litière par chat. Il faut savoir que la surpopulation
est une grosse source de troubles chez les chats ; elle induit du marquage
urinaire en plus des agressions. Avoir plus d'un chat dans un studio est
fortement déconseillé ! Quand on a un chat qui va bien,
il est utile de se demander si cela est vraiment indispensable d'en avoir
un autre...
J'ai constaté dans ma pratique professionnelle que la présence d'un animal en consultation apaise et crée un courant de sympathie avec le patient.
C'est comme si grâce à la présence du chat, le thérapeute devenait aussitôt un personnage sympathique.
J'ai aussi plusieurs fois constaté que certains enfants ont peur des relations humaines et que les relations avec les animaux sont bien plus faciles, parce qu'elles ne sont pas ambivalentes.
Avec les animaux, pas d'ambivalence, si on se hait, on se menace, si on s'aime, c'est l'amour inconditionnel.
L'animal est sécurisant.
En séance, il est arrivé que des enfants qui ne parlaient pas, réagissent à la présence de l'animal, le caressent et du coup se mettent à parler. Souvent par l'intermédiaire de l'animal, ils expriment leur propre état émotionnel, lorsqu'il s'adresse à l'animal l'enfant parle souvent de lui et cela permet alors de comprendre ce que ressent l'enfant.
L'ENFANT
ET L'ANIMAL

Facteur de développement unique, élément
de structuration de la personnalité, les animaux constituent un
aide précieuse aux apprentissages et aident à révéler
les potentiels de chacun.
Les enfants apprécient toujours le côté mystérieux
et distant du chat. Ils passeront des heures à l'observer, à
essayer de décrypter ses pensées et à tenter de l'attirer.
L'enfant doit apprendre la patience, le respect. Le chat semble plus rebelle
aux conditionnements que le chien. Il devra développer des trésors
de séduction pour se faire comme compagnon de jeu. Une fois établie,
la relation entre un enfant et " son " chat prend une forme
très intense qui peut apporter de la sécurité à
l'enfant.
Souvent amis, rarement ennemis, les chats et les enfants entretiennent
une relation privilégiée basée sur un attachement,
un amour et une complicité dignes des liens du sang.
Les enfants et les chats entretiennent des relations particulières,
tantôt conflictuelles, tantôt passionnelles. Il est vrai que
les tout-petits ne sont pas toujours très tendres avec les animaux
de compagnie mais avec quelques conseils et un respect mutuel, les enfants
deviennent souvent les meilleurs amis de leur boule de poils. On entend
parfois parler de vieux chats gardant jalousement le berceau d'un bébé
ou d'autres qui rejoignent leur jeune maître et les réconfortent
lors de gros chagrins. Compagnons de jeu, complices, les chats et les
enfants partagent des secrets dont eux seuls ont la clé.
Le rôle éducatif des animaux
Chiens, chats, lapins ou poissons rouges, tous ces animaux
sont d'excellents professeurs pour un enfant qui découvre le monde.
Lorsqu'un enfant est en âge de comprendre que les animaux sont des
êtres vivants, indépendants et intelligents, il observe leur
comportement et apprend chaque jour de nouvelles choses.Au début
c'est rigolo : bébé chaton est tout petit, il tète
sa maman comme les bébés et ne marche pas encore très
bien. Puis, en devenant grand, minou à son petit caractère.
Il ne faut pas le déranger ! Il court après les oiseaux
car, comme dit maman, " c'est son instinct ". Plus tard, tiens,
minette à des bébés ! Hélas, il y a toujours
un moment ou minou nous quitte, vieillesse ou accident, là encore
" c'est la vie ". Il est plus facile d'expliquer à un
enfant les différentes étapes de l'existence en prenant
pour exemple les animaux. Avoir un chien ou un chat à la maison,
des poules, des cochons ou des chevaux à la ferme, inculque automatiquement
des notions de respect envers la nature et tous les êtres vivants
en général.
La responsabilisation vient très tôt. Vers 2 ou 3 ans, un
bébé peut commencer à donner de l'eau à son
chat ; à lui brosser le poil de temps en temps. Dans le cas d'un
enfant unique, un chat enseigne le partage : papa et maman ne s'occupent
pas uniquement de bébé. Ils prennent aussi du temps pour
nourrir Félix, changer sa litière ou l'emmener chez le vétérinaire
CHAT
MALE OU...FEMELLE ?

Beaucoup de critères peuvent faire pencher la balance
dans le choix d'un animal et, en particulier, le choix du sexe. Certes,
les différences morphologiques peuvent vous guider : certains préfèrent
les chats mâles, plus costauds et plus grands, là où
d'autres apprécient la finesse et la plus petite taille des femelles.
Chats
et chattes : une affection partagée
On dit que les chattes sont souvent plus douces et plus câlines
que les chats...Mais certains chats se comportent également de
la même façon et sont toujours demandeurs de câlins
et de caresses : attention aux idées reçues ! Par expérience,
et pour avoir recueilli des chats mâles abandonnés dès
la naissance (donc élevés au biberon !), le caractère
des chats dépend de ce qu'ils ont vécu dans leur jeune et
courte vie de chaton... un peu comme les humains d'ailleurs !
Ainsi, un chat qui n'aura pas reçu l'éducation
de sa mère aura plus de mal à discerner ce qu'il peut faire
de ce qu'il ne doit pas faire (mordre trop fort, griffer lorsqu'il n'est
pas content, etc.)
Chattes
et chatons...
Si c'est une chatte qui restera enfermée dans un
appartement, vous aurez juste à choisir de supporter (ou pas !)
ses insatiables envies de câlins et ses miaulements plaintifs lorsqu'elle
sera "en chaleurs": un état qui dure tout de même
plusieurs jours et qui revient presque tous les mois ! Mais si vous prévoyez
de laisser sortir votre future chatte, alors la décision de la
stériliser va forcément se poser ! Vous pouvez également
envisager de lui donner des pilules qui l'empêcheront d'avoir des
petits. Si vous ne souhaitez pas du tout que votre chatte se reproduise,
la solution sera alors de la faire stériliser. Il est recommandé
de le faire dès son jeune âge, vers 6 mois. Dès lors,
les chaleurs et les miaulements bruyants disparaîtront mais vous
surveillerez de près son alimentation car une chatte stérilisée
a plus facilement tendance à grossir.
Matous
et bagarres !
Leurs cris déchirent parfois la nuit et l'on s'inquiète
quelques instants avant de comprendre de quoi il s'agit : oui, les chats
se bagarrent souvent ! Surtout ceux qui n'ont pas été castrés
et qui sont en compétition pour un territoire ou pour une femelle
en chaleurs... A la différence des chattes, les chats sont plus
indépendants, plus solitaires et ils fuguent parfois pendant plusieurs
jours ! En fait, les chats non castrés adaptent leur territoire
selon le nombre de chats présents sur ce territoire : en clair,
plus vous habitez à la campagne, plus le territoire de votre matou
risque d'être assez grand, même si les chats aiment rôder
sur le premier cercle de leur territoire (celui où ils trouvent
leur gamelle !).
Des
super chasseurs...
Un chat ou une chatte laissés libres de sortir
et non castré (ou non stérilisée) vont également
assouvir leurs instincts de chasse : oiseaux, souris et petits rongeurs
mais aussi lapins et, plus exceptionnellement, rats ou même lièvres
. Les chats castrés sont évidemment plus casaniers et ils
chassent donc beaucoup moins que les chats non castrés...
L'urine
délimite leur territoire !
Nous voilà dans les idées reçues
qui ne sont pas toujours vérifiées en pratique ! Certes,
un chat non castré aura tendance à marquer son territoire
avec des jets d'urine dont l'odeur est très désagréable,
surtout si son territoire se limite aux murs de votre appartement ou de
votre maison... Car un chat libre de se mouvoir à l'extérieur
va rarement uriner à l'intérieur, sauf peut-être lors
de son adolescence, c'est-à-dire durant les 2 premières
années de sa vie. Là encore, un chat mâle castré
n'aura plus cet instinct de marquer son territoire avec des jets d'urine...
Les problèmes d'urine peuvent aussi avoir lieu chez les femelles,
avec une flaque de pipi pendant les chaleurs.
Liberté
: avantages et inconvénients...
La possibilité pour votre chat de pouvoir sortir à tout moment présente plusieurs avantages : vous l'éduquez à faire ses besoins à l'extérieur et vous n'avez jamais à changer la litière ! Mais cette liberté a aussi un prix : celle de voir le chat finir prématurément sa vie.
Un chat ou une chatte non stérilisée peuvent augmenter les populations de chats errants, déjà trop importantes à certains endroits.
En bref, la liberté de votre chat devra s'accompagner
d'un moyen de stérilisation approprié. Enfin, la liberté
de votre futur animal peut l'exposer à plusieurs types de maladies
notamment pour les chats mâles qui se bagarrent et peuvent contracter
des blessures ou des maladies transmissibles entre elles par la salive
ou par les griffures : il faut bien les vacciner !
Chat
ou chatte : comment les reconnaître ?
Lorsque les chatons sont sevrés et qu'il peuvent se passer de leur mère, il n'est pas toujours facile de distinguer les mâles des femelles. Il existe une méthode simple pour ne pas risquer de vous tromper : l'écartement entre le sexe et l'anus. En effet, pour les très jeunes chats, on ne distingue pas encore bien le sexe mais on arrive à voir où il se trouve. Ainsi, si l'anus et le sexe sont bien séparés : c'est un chat ! S'ils sont côte à côte : alors c'est une chatte !
PARLEZ-VOUS
ANIMAUX ?

Bien sûr, on sait qu'un chien dont la queue frétille est
heureux. Mais d'autres comportements sont bien plus difficiles à
interpréter !
Décryptez votre animal.
Mon chat me montre son ventre... mais il griffe
quand je le caresse. C'est pour exprimer sa soumission ?
Pas vraiment, le chat qui se couche sur le côté
ou sur le dos, surtout en cas de conflit, ne se soumet pas, mais présente
toutes ses armes : les cinq griffes des pattes avant et les quatre des
pattes arrière, st les dents. Alors, gardez vos distances, encore
plus s'il remue la queue, signe qu'il est énervé.
Il est venu sur mes genoux pour réclamer des caresses et, tout
à coup, il me griffe, s'enfuit et se lèche. Est-il devenu
fou ?
Pas du tout ! Le problème, c'est qu'il n'est pas venu sur vos genoux
pour être caressé : ce qu'il est venu chercher, c'est le
contact social et la chaleur humaine. Rien de plus. Vos caresses peuvent
donc être perçues comme une agression.
II tourne sur lui-même avant de se coucher pour dormir, est-ce normal ?
Oui, c'est un comportement instinctif qui consiste à
inspecter le lieu où il va se coucher. L'objectif de cette "
danse " est d'aplanir le sol (herbe, terre, sable, couverture...)
et de vérifier qu'il n'y a pas de petites bêtes (insectes
ou autres...).
LA
PHOBIE DES ANIMAUX

L'origine des phobies de l'adulte peut être une situation traumatisante avec agression d'un animal. Dans ce cas, quand ces peurs entraînent des difficultés dans la vie quotidienne, il est souvent nécessaire de recourir à des techniques psychothérapeutiques qui donnent de bons résultats. Le thérapeute joue alors le rôle d'"objet contra-phobique", élément sécurisant qui permet de franchir les étapes de la désensibilisation.
La peur des animaux concerne tous les animaux mais surtout les serpents, les insectes , les araignées, les souris et les oiseaux).
Sans en avoir peur, certaines personnes n'apprécient pas tout simplement les animaux, tous les goûts sont dans la nature, ne cédons pas au raccourci facile "qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les gens"...
L'AMOUR
JUSQU'A LA FOLIE

En mai dernier, 464 canaris et perruches qui vivaient dans un tout petit appartement de Berlin ont été libérés par la SPA allemande. Ces oiseaux vivaient au milieu d'immondices et de déjections, dans des conditions de saleté inimaginables. Leur propriétaire était une personne seule En décembre dernier, les autorités avaient découverts 1500 perruches vivant de manière semblable et au mois de juin 80 chiens ont été retrouvés parmi des cadavres en décomposition.
Ce phénomène d'accumulation d'animaux, nommé "animal hoarding", concerne des personnes seules, parfois âgées, qui recueillent des animaux par bonté d'âme, mais sont vite débordées par le nombre croissant de compagnons. Ces derniers se reproduisent et leur condition d'hygiène et de santé se dégrade très vite, jusqu'à la mort.
Aux États-Unis, l'animal hoarding est considéré comme une maladie mentale, assimilée aux TOC (troubles obsessionnels compulsifs)

Lanthropomorphisme est la tendance à attribuer des pensées et des comportements qui sont essentiellement humains à un animal.
Ainsi nous avons tendance à interpréter les actions dautrui en fonction de notre propre façon dagir.
Mais le chat peut-il vraiment être jaloux ou le chat peut-il avoir envie de se venger ??
je pense que les animaux ne sont pas dotés dintentions aussi élaborées.
En conséquence, nous aboutissons à des erreurs dinterprétations. Ainsi, si on corrige un chat qui a dégradé le logement pendant notre absence, pensant le punir de son esprit de vengeance, lanimal ne « sait pas quail a fait une bêtise » et ne comprend pas. Sa posture de soumission est une réponse à la colère de son propriétaire (ton de la voix menaçant, regard haineux.)et non un"sentiment" de culpabilité.
Lanthropomorphisme porte aussi sur dautres aspects comme la stérilisation dun animal. Certains propriétaires sont réticents et craignent de mutiler lanimal ou considèrent que la procréation est souhaitable pour lépanouissement de lanimal ? ?
La encore il l est bien difficile de considérer que le chat ou le chien le vivent de cette façon.
Ce qui est sûr cest que la stérilisation a des conséquences bénéfiques sur le plan médical en limitant les bagarres, ce qui réduit le risque de transmission de maladies, le nombres d'affections et les comportements fugueurs.
Lanimal ne descend pas de lhomme (le chien descend du loup, et le chat garde linstinct territorial des félins sauvages.)
Considérons lanimal comme un être différent de nous avec ses codes, ses spécificités et enrichissons nous plutôt de cette différence.
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