
Peut-on
prévenir cette pathologie?
Malheureusement non ! Cependant,
la surcharge pondérale risque d'aggraver les lésions et
de majorer la douleur. Garder son chat svelte et actif peut être
considéré comme un moyen de prévention, et pas seulement
contre l'arthrose. Si votre animal est trop gros, la première mesure
à adopter consiste à le soumettre à un régime
alimentaire adapté pour qu'il perde du poids. Des aliments spécifiquement
développés pour les chats arthrosiques ont été
récemment mis sur le marché. Ils contiennent des nutriments
connus pour leurs effets bénéfiques sur les articulations
(oméga 3, glucosamine, chondroïtine). Ces lignes diététiques
ne sont vendues que sur prescription et chez les vétérinaires,
qui peuvent ainsi s'assurer de leur parfaite adaptation à la situation
clinique de l'animal. En effet, certains chats âgés présentent
des maladies chroniques, comme l'insuffisance rénale, qui relèvent
d'une autre prescription nutritionnelle.
Six conseils pour lui faciliter la vie :
Des aménagements intérieurs peuvent aider
votre chat à vivre avec son arthrose.
Installez-lui des étapes intermédiaires, un petit tabouret
ou des rampes d'accès par exemple, afin qu'il puisse continuer
à atteindre ses postes d'observation ou son fauteuil favori.
Placez ses gamelles au sol et non en hauteur sur le plan de travail de
la cuisine
Multipliez les points d'eau dans la maison pour qu'il puisse se désaltérer
facilement.
Choisissez-lui un bac à litière accessible et suffisamment
grand pour qu'il
soit à l'aise.
Offrez-lui
un panier confortable pour protéger ses articulations douloureuses.
Brossez ses poils, surtout s'ils sont longs. Il peut avoir du mal à
se toiletter
LA
CONTRACEPTION

Le comportement sexuel du mâle
Le mâle atteint la maturité sexuelle vers 7 à 8 mois. Les modifications morphologiques sont discrètes contrairement aux changements comportementaux. Il acquiert la notion de territoire et le délimite en apposant à sa périphérie des griffades et en émettant des jets d'urine très malodorante. La recherche de femelles en chaleur peut de plus conduire le matou très loin de son territoire en lui faisant oublier toute prudence notamment pour traverser les routes. Les fréquentes bagarres avec ses congénères sont sources de blessures pouvant dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres chats multiplie considérablement les risques de contamination par des maladies contagieuses. Dans ces conditions l'espérance de vie du mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans.
Le comportement sexuel de la femelle
La femelle atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 6 mois. Les vocalises de la chatte en chaleurs sont parfois insupportables, surtout chez certaines races particulièrement exubérantes. Les chaleurs ont des cycles et les durées variables selon les races. Généralement elles s'arrêtent pendant les trois mois d'hiver.
La stérilisation a de nombreux
avantages
Un mâle pouvant sortir à sa guise n'hésite pas à
fuguer sur de longues distances pour rechercher des femelles en chaleurs,
faisant fi de toute prudence. Les fréquentes bagarres avec ses
congénères sont sources de blessures pouvant secondairement
dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres
chats multiplie considérablement les risques de contaminations
par des maladies contagieuses. Dans ces conditions, l'espérance
de vie du chat mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans. En
appartement, son instinct le pousse à délimiter les différentes
parties de son territoire par des marques visuelles (griffades) et olfactives
(jets d'urine). L'ovulation de la chatte étant provoquée
par l'accouplement, la fécondation ne peut pratiquement pas rater.
Elle subit alors de nombreuses grossesses, et le maître est confronté
au placement des chatons. La femelle rapidement épuisée
par les gestations à répétition voit elle aussi son
espérance de vie significativement réduite. Comme pour le
mâle, les risques de contagions par des maladies infectieuses sont
très importants. En appartement, ses vocalises, le plus souvent
nocturnes, sont vite insupportables.
Castration, ovariectomie et contraception
La castration peut se faire à tout âge, mais l'idéal
est d'opérer vers sept mois car à cet âge, les habitudes
comportementales du chat en chaleur n'ont pas encore eu le temps de s'établir.
L'intervention pratiquée sous anesthésie générale
consiste à inciser la peau des bourses et à en retirer les
testicules. La cicatrisation est rapide et les risques d'infection sont
pratiquement nuls. La période idéale pour stériliser
la femelle se situe également vers sept mois. L'intervention réalisée
sous anesthésie générale consiste en l'ablation des
deux ovaires. Deux techniques sont couramment employées, l'ouverture
de l'abdomen en arrière du nombril, ou l'incision de chaque flanc.
Les risques sont minimes et la cicatrisation demande une dizaine de jours.
Outre l'impossibilité d'avoir des chatons, la stérilisation
supprime les risques d'infection de l'utérus et limite considérablement
l'apparition d'éventuelles tumeurs mammaires. La contraception
est réalisée soit par la prise régulière de
comprimés, soit par injections. Il est conseillé de n'utiliser
cette méthode qu'à titre temporaire, car pratiquée
en permanence les risques d'infection de l'utérus sont importants.
LE CORYZA

Le coryza est une maladie respiratoire contagieuse pouvant évoluer sous forme aiguë ou chronique. Les formes les plus aiguës sont dues essentiellement à deux Agents : l'herpès virus et le calicivirus qui sont responsables de 40 à 45 % des cas d'infections respiratoires supérieures chez le chat.
Dans les cas les plus sévères, les premiers symptômes
apparaissent brutalement et se traduisent essentiellement par des écoulements
au niveau des yeux et des narines, de la toux et une salivation abondante.
Le chat refuse toute nourriture et la fièvre apparaît. Une déshydratation plus ou moins importante peut se manifester. Parfois la maladie se complique d'une inflammation des muqueuses et d'une pneumonie.
Le meilleur moyen de lutter contre le coryza est la vaccination. Le vaccin
est actif à la fois contre l'herpès virus et contre le calicivirus.
Deux injections à trois semaines d'intervalle la première
année sont nécessaires, un rappel tous les ans est impératif.
LA
DAPP

La dermatite allergique à la piqûre de puces (DAPP). Cette maladie cutanée allergique peut être provoquée par une seule piqûre de puce. Elle se caractérise par l'apparition au niveau du train arrière de boutons provoquant des démangeaisons incoercibles et l'animal se gratte et se mord parfois jusqu'au sang. Assez rapidement l'affection progresse pour gagner tout le corps, le poil tombe et l'animal est couvert de plaies provoquées par le léchage, le grattage et les mordillements.
LA
DENTITION DU CHAT

| Date d'éruption des dents chez le chaton | ||
| Dents de lait | Dents définitives | |
| Incisives | ||
| 1 ère | 2 à 3 semaines | 3,5 à 4 mois |
| 2ème | 2 à 4 | 3,5 à 4 mois |
| 3ème | 3 à 4 | 4 à 4,5 mois |
| Canines | ||
| 3 à 4 | 5 mois | |
| Prémolaires | ||
| 2ème | 4,5 à 5mois | |
| 3ème | 5 à 6mois | |
| 4ème | 5 à 6mois | |
| Molaires | ||
| 1ère | 4 à 5mois | |
LA
F.I.V

Infection par le virus de l'immunodépression féline, cette maladie est souvent confondue avec la leucose, ce sont pourtant 2 maladies virales différentes. La FIV se transmet par la salive et provoque une baisse importante du système immunitaire. Le chat est alors plus sensible aux infections qui peuvent atteindre tous les organes. De ce fait il n'y a pas de symptômes spécifiques, mais on constate fréquemment la présence d'une gingivite.
Il n'y a pas de traitements et la mort est la seule issue bien que certains sujets restent porteurs sains toute leur vie.
LA
GINGIVITE

La gingivite se caractérise par une tuméfaction de la gencive. En s'enflammant, elle prend une couleur rouge vif virant au pourpre et saigne facilement. La cause de cette pathologie peut être bactérienne, virale, ou le tartre. C'est un état réversible qu'il convient de soigner au plus vite sous peine de le voir évoluer vers le stade suivant : la parodontite qui elle est irréversible. L haleine devient alors fétide, les gencives se rétractent et saignent spontanément. Les racines dentaires étant découvertes, les dents se déchaussent et bougent plus ou moins fortement. Des abcès peuvent alors se développer. Au stade ultime, l'os alvéolaire est détruit. Pour éviter le développement de maladies buccales, une inspection régulière de la bouche du chat est nécessaire. Une gencive saine est ferme et rose, l'ensemble des tissus de soutien est intact (parodonte). Le tartre est absent, l'haleine est normale.
L'INSUFFISANCE
CARDIAQUE

Le coeur par la circulation sanguine assure l'oxygénation
et la détoxication des différents organes ainsi que leurs
besoins en nutriments et en énergie. II peut souffrir de différentes
pathologies plus ou moins graves, parfois mortelles.
Le coeur peut souffrir de différentes affections. Suivant la localisation
de la pathologie, on parle de péricardite (atteinte de l'enveloppe
externe du coeur), d'endocardite (atteinte de la couche la plus interne
de la paroi cardiaque) ou de myocardite (atteinte du muscle cardiaque
lui-même).L'évolution peut être
aiguë, subaiguë ou chronique. En phase aiguë ou subaiguë,
la mort est souvent rapide et inéluctable.
En phase chronique une insuffisance cardiaque définitive plus ou
moins grave s'installe. C'est ainsi que divers facteurs infectieux ou
inflammatoires peuvent mettre gravement en péril le fonctionnement
cardiaque.
L'insuffisance cardiaque chronique
Elle touche en priorité l'animal âgé et est le résultat
du vieillissement du coeur qui de ce fait voit une baisse notable de ses
performances. Elle peut néanmoins faire suite à une pathologie
(infectieuse, inflammatoire...).
Elle peut intéresser une partie du coeur ou l'organe dans sa totalité
qui augmente alors de volume. Ses battements deviennent plus fréquents
afin de compenser la défaillance de fonctionnement et au bout de
quelques mois, il ne parvient plus à compenser son déficit
de fonctionnement ce qui génère différents symptômes
et notamment une toux quinteuse.
D'abord nocturne, elle se répète après un exercice
physique, puis évolue en survenant à n'importe quel moment
de la journée. Elle s'accompagne d'une fatigue et d'un essoufflement
inhabituels et de plus en plus précoces. A l'auscultation on perçoit
un souffle.
D'autres symptômes apparaissent ensuite comme une ascite (liquide
dans l'abdomen) ou/et un oedème pulmonaire plus ou mois accentué.
Des traitements médicaux compensatoires possibles existent. Ils
doivent impérativement s'accompagner d'une limitation des efforts
et de mesures diététiques.
La Cardiomyopathie hypertrophique féline
(CMH)
La CMH est une pathologie génétique répandue dans
de nombreuses races félines. Elle résulte d'un épaississement
anormal des parois cardiaques qui deviennent alors trop rigides pour assurer
des contractions normales et efficaces. Les symptômes sont progressifs
et débutent insidieusement. La fréquence cardiaque s'accroît,
un souffle apparaît ainsi que des troubles du rythme. Viennent ensuite
une fatigabilité importante, l'impossibilité de faire des
efforts et des difficultés respiratoires. Le diagnostic est établi
par radiographie et confirmé par échographie et électrocardiographie.
Le plus souvent le chat meurt brutalement avant que les symptômes
deviennent trop importants. Aucun traitement n'existe contre cette affection.
Néanmoins des recherches sont en cours afin d'identifier le ou
les gènes responsables. Cela permettra de mettre au point un test
ADN destiné à écarter de la reproduction tout géniteur
susceptible de transmettre la CMH.
Dans le bassin méditerranéen sévit
un moustique porteur de larves d'un ver à l'origine d'une maladie
appelée "dirofalariose". À l'occasion d'une piqûre
de l'insecte, les larves sont injectées dans le circuit sanguin
et gagnent le coeur droit et l'artère pulmonaire. Elles s'y fixent
alors pour se transformer en vers adultes. Le chat se fatigue rapidement,
tousse devient incapable du moindre effort. Le parasitisme est avéré
par des examens radiologiques et sanguins. Le traitement est long et très
souvent mal supporté par l'animal.
L'INSUFFISANCE
RENALE

L'insuffisance rénale est une des pathologies les plus fréquentes chez le chat. Les symptômes apparaissent soit brusquement en cas d'insuffisance rénale aiguë soit insidieusement en cas d'insuffisance rénale chronique. La forme aiguë apparaît brutalement. Le malade est très abattu, se déplace rarement et d'une démarche ébrieuse. Il ne s'alimente plus, ne fait plus sa toilette, vomit, à de la diarrhée et urine peu , voire pas du tout. La forme chronique atteint surtout les chats âgés, la soif et la quantité d'urine augmentent alors que l'appétit diminue. Le chat maigrit, se déshydrate, son poil devient terne et piqué. Elle découle d'une destruction lente et irréversible des reins. Les traitements sont aléatoires, en cas d'insuffisance rénale aiguë, le fonctionnement normal du rein doit être rétabli. Très souvent l'utilisation de diurétiques est nécessaire . Dans le cas d'insuffisance rénale chronique, une partie des reins est irrémédiablement perdue et il n'est donc pas possible de rétablir une fonction normale de l'organe. Néanmoins, des traitements permettent de compenser le déficit et de permettre au chat de vivre à peu près normalement. L'utilisation d'aliments pauvres en protéines donne également de bons résultats.
LA LEUCOSE

La leucose est provoquée par un virus appelé"virus leucémogène félin" ou fe.L.V. La contamination s'opère par contact direct entre chats et peut se faire par la salive, du sang ou lors de rapports sexuels. Les chatons peuvent aussi contracter le virus dans l'utérus de la mère, ou par le lait maternel. Le temps d'incubation est en moyenne d'1 à 2 ans, certains chats ne développeront pas la maladie mais seront contagieux pour les autres.

Les trois origines de l'ataxie
L'ataxie vestibulaire a pour siège l'oreille interne. L'affection
est généralement unilatérale et engendre des symptômes
assez caractéristiques : le chat baisse la tête du côté
malade, a tendance à se déplacer en rond et peut chuter
du côté de la lésion. L'origine peut être congénitale,
inflammatoire (otite moyenne et otite interne), tumorale, traumatique
ou vasculaire. L'ataxie cérébelleuse a son siège
dans le cervelet comme par exemple dans l'hypoplasie cérébelleuse
du chaton. Elle est congénitale ou le plus souvent d'origine virale
(typhus). Au repos le chaton est normal, mais il a des difficultés
à trouver son équilibre en se levant et l'amplitude des
mouvements est exagérée pouvant entraîner des chutes.
L'ataxie médullaire se traduit par un balancement du train arrière
à l'arrêt et en mouvement, une exagération des mouvements
des membres et parfois un appui sur la face dorsale des doigts.
Les affections médullaires
Les affections médullaires, les plus fréquents sont une
paralysie légère et incomplète d'un ou plusieurs
membres (parésie), la paralysie totale du train postérieur
(paraplégie), une perte de sensibilité, des douleurs, des
troubles fonctionnels (incontinence)...
Les causes de ces pathologies peuvent être diverses
,-
- Héréditaires : relativement nombreuses, elles ont généralement
des répercussions catastrophiques sur le bien-être de l'animal.
- Infectieuses : elles sont principalement au nombre de trois. Les myélites
sont le plus souvent d'origine virale, c'est le cas dans la Péritonite
Infectieuse Féline. Les méningites sont assez rares chez
le chat. Les infections du disque intervertébral sont secondaires
à un foyer infectieux situé dans un autre organe.
- Traumatiques : ce sont essentiellement les luxations vertébrales
et les hernies discales.
- Vasculaires : provoquées par des embolies.
- Tumorales : des corps vertébraux ou de la moelle épinière.
LES SYNCOPES SONT SPECTACULAIRES
Elles se traduisent par une perte de conscience complète, brutale
et réversible d'une durée de 2 à 3 minutes. Le sujet
chute sur le sol, perd toute tonicité et ne répond à
aucun stimuli. Sa respiration est superficielle, le pouls est très
faible. Les causes les plus fréquentes sont d'origine cardio-vasculaire
telle l'insuffisance cardiaque ou l'hypotension. Des troubles métaboliques
peuvent également être responsables de syncopes comme par
exemple l'hypoglycémie. Le seul traitement envisageable est celui
des causes.
L'OBESITE
CHEZ LE CHAT

D'après différentes études
vétérinaires, plus de 40% des chats sont obèses.
Pas grave? Si, justement ! L'obésité est un véritable
problème de santé, qu'il faut combattre vite et bien.
Les
croquettes allégées
Comme chez l'homme, les kilos en trop se fixent avec l'âge (entre
6 et 8 ans). Ils favorisent le diabète, l'arthrose, l'insuffisance
cardiaque et le développement des infections. Résultat ?
Un chat obèse peut perdre au moins deux ans d'espérance
de vie.
Régime sur-mesure
Inutile de réduire ses rations alimentaires: un chat, même
trop gros, doit pouvoir grignoter toute la journée. Troquez ses
menus standards pour des croquettes diététiques enrichies
en fibres et allégées en graisses (grandes surfaces ou animaleries)
et respectez soigneusement les indications portées sur l'emballage.
Je
supprime les en-cas
Un carré de fromage, le fond d'un yaourt, un bout de jambon...
les en-cas qu'on distribue avec plaisir peuvent avoir des conséquences
graves. Un petit bol de lait équivaut par exemple à plusieurs
barres de chocolat pour nous. Alors, imaginez l'ampleur des dégâts...
D'autant que d'après des études récentes, les restes
représentent souvent plus de la moitié de l'alimentation
quotidienne d'un chat.
Les nouvelles règles
Interdiction de fouiller dans la poubelle, de renifler les casseroles
ou de réclamer à table I Les repas doivent se limiter au
contenu de la gamelle. Des croquettes " light " et rien d'autre
La règle est la même que pour nous : moins il bouge, plus
il prend du poids. A raison d'une sortie dans le jardin ou d'une séance
de jeux de 10 à 15 minutes par jour, l'exercice peut l'aider à
combattre l'ennui et à retrouver sa ligne.
La bonne option
Variez les divertissements pour le détourner de son écuelle.
Cachez des croquettes dans une chaussette, faites-le courir avec un bouchon
de liège attaché à une ficelle, improvisez aussi
des parcours d'obstacles...
Je surveille de près son poids
Patience ! La perte de poids ne peut être que progressive pour ne
pas affaiblir l'organisme. Un chat qui pèse 15 à 20 % de
plus que son poids idéal (entre 5 et 10 kilos suivant les races)
doit suivre en moyenne un régime d'au moins 3 mois.
Il
est obèse si...
On ne sent pas du tout ses côtes
La base de sa queue forme une boule épaisse
On ne voit pas sa taille de profil
II pèse 15 à 20% plus lourd que son poids idéal
LA PEAU ET SES PROBLÈMES

La peau assure les échanges avec le milieu extérieur. Elle est fragile car soumise en permanence à de nombreuses agressions et donc susceptible de développer différentes affections qu'il est possible de prévenir par un entretien sérieux et régulier. Interface entre le corps et le milieu extérieur, la peau remplit de nombreuses fonctions essentielles. Les nombreuses terminaisons nerveuses présentent dans le derme et l'hypoderme sont responsables de la sensibilité et du sens du toucher. La peau empêche la sortie de l'eau et des molécules organiques, mais interdit également l'entrée des bactéries et de certaines molécules. Néanmoins quelques substances comme des médicaments, des toxiques, des hormones..., peuvent être absorbées. C'est également un régulateur thermique et le sébum forme un film protecteur du pelage. Elle stocke les graisses et synthétise la vitamine D3.
La peau est une structure complexe constituée de
3 étages. Le plus superficiel est l'épiderme, divisé
en quatre couches. Sous l'épiderme, on trouve le derme constitué
de 2 épaisseurs. Il contient les fibres élastiques et le
collagène responsables de la souplesse et de la résistance
de la peau. L'hypoderme, étage le plus profond, est un tissu riche
en cellules graisseuses. Deux annexes principales sont présentes
dans la peau : les glandes sébacées et les follicules pileux.
La mue
La mue est un phénomène naturel permettant
le renouvellement de la totalité du poil. Elle a
également pour conséquence de permettre au chat de bénéficier
d'une toison plus opulente l'hiver pour se protéger du froid et
moins dense l'été pour supporter la chaleur. La mue se produit
normalement deux fois par an, la plus importante étant la mue de
printemps correspondant au remplacement de la robe d'hiver par la robe
d'été. Pour des raisons de mode de vie ou de mauvaise alimentation,
le chat peut perdre ses poils toute l'année rendant ainsi imperceptible
ce phénomène de mue.
Infections et parasitoses
Un abcès se présente sous la forme d'une tuméfaction
chaude et douloureuse au toucher duquel le pus s'écoule.
La pyodermite est une infection de la peau caractérisée
par l'apparition de croûtes sous lesquelles se forme du pus.
Les puces non contentes de prélever du sang peuvent être
responsables de diverses maladies dont les plus fréquentes sont
les dermatites révélées par des démangeaisons
plus ou moins importantes, la plus spectaculaire étant la DAPP.
Elles sont également le vecteur du ténia.
La gale est provoquée par un acarien qui creuse des galeries dans
l'épaisseur de la peau. Elle est surtout présente au niveau
du cou et se traduit par des lésions écailleuses. Elle s'élimine
par un traitement acaricide. À la fin de l'été, le
chat peut souffrir des aoûtats. Ces parasites se localisent surtout
au niveau des bouts de patte.
Les mycoses sont des affections provoquées par des champignons,
la plus fréquente étant la teigne. Elle se traduit par des
zones dépliées circulaires et couvertes de petites pellicules.
Hormones et allergies
L'acné du menton est une affection hormonale assez fréquente
chez le chat. Elle se traduit par l'apparition de petites élevures
suppurantes et sensibles. Une hypersécrétion des glandes
sébacées situées à la base de la queue peut
provoquer le "syndrome de la queue grasse". Un hyperfonctionnement
des glandes surrénales entraîne une chute de poils abondante
et une robe terne. De nombreuses autres maladies souvent graves peuvent
entraîner une modification visible du poil qui le plus généralement
devient terne, emmêlé, avec des bourres difficiles à
ôter ou/et des chutes parfois spectaculaires. C'est le cas par exemple
du diabète ou de l'insuffisance rénale chronique. L'allergie
cutanée la plus fréquente est provoquée par une piqûre
de puce, mais de nombreux produits (aliments compris) peuvent également
en être responsables. Elle provoque des démangeaisons puissantes
que le chat aggrave en se grattant et en se léchant. Le cancer
de la peau se traduit par de petites élevures dures et douloureuses
le plus souvent au niveau de la tête. Elles peuvent ensuite se répandre
sur tout le corps.
LA
PIF

La PIF est une maladie redoutable provoquée par un coronavirus. Elle atteint en priorité les chatons pour lesquels elle est la première cause de mortalité. Cette maladie est toujours mortelle lorsque les symptômes se déclarent.
Le chaton se contamine à partir
de sa mère porteuse saine. Une fois infecté
il devient à son tour contaminant pour le reste de la portée.
La contagion peut également être assurée par le milieu
extérieur dans lequel le virus déposé par l'intermédiaire
de la salive ou des excréments est extrêmement résistant
(parfois plus de deux mois !). C'est la raison pour laquelle les mesures
d'hygiène sont primordiales dans la prévention et l'élimination
de la maladie et notamment la désinfection des locaux et des accessoires
avec des produits auxquels le virus est sensible (eau de Javel par exemple).
Comme il n'existe pas vaccin contre la PIF, il e Important d'observer
des règles d'hygiène strictes.
Après une incubation pouvant aller de quelques jours à quelques
années, les symptômes apparaissent. Ils peuvent d'emblée
être spectaculaires ou au contraire rester très frustres
pendant longtemps avant d'évoluer gravement. Certains chats restent
porteurs du virus sans extérioriser la maladie mais en pouvant
la transmettre. La PIF peut prendre trois formes principales.
La forme sèche peut concerner n'importe quel organe. Lorsque le
système nerveux est atteint, on constate des crises de convulsions,
des tremblements de la tête, de l'incontinence urinaire suivis d'une
paralysie. L'atteinte du rein provoque une insuffisance rénale,
celle du foie une insuffisance hépatique.
On peut parfois constater des hémorragies de la
rétine.
Dans la forme humide, le thorax ou/et l'abdomen se remplissent de liquide
du fait de l'inflammation de certains vaisseaux sanguins engendrant une
fuite de protéine du plasma sanguin vers les grandes cavités
(thorax, abdomen, péricarde). Lorsque le liquide envahit le thorax
on constate des difficultés respiratoires et une discordance. Lorsque
le liquide envahit l'abdomen, on a un gonflement important de l'abdomen,
de la diarrhée, des vomissements...
On a récemment décrit une forme intestinale nodulaire génératrice
de diarrhées et de vomissements. Une masse intestinale anormale
est détectable à la palpation. Elle évolue progressivement
vers la forme humide.
LES
PLANTES TOXIQUES

Pas de panique ! Les intoxications par les plantes ne
représentent que 5 % des cas d'intoxication du chien et du chat
contre 50 % d'intoxications dues aux pesticides, l'anti-limace en tête
!
Au jardin, quelques plantes sont mortelles même à faible
dose. C'est le cas de l'aconit, des ancolies, des delphiniums (ou pieds
d'alouette), du ricin ou des colchiques qui ornent fréquemment
les massifs de vivaces ou d'annuelles. L'if, un arbuste d'ornement et
de haie, est aussi très courant. Toutes ses parties sont toxiques
y compris les graines. Troupeaux, chevaux (et enfants) en ont fait les
frais. Seule la baie - l'arille - située autour de la graine n'est
pas dangereuse.
Quelques plantes sont considérées comme dangereuses sans
pour autant être mortelles. C'est le cas des hortensias, des lauriers
(tous les lauriers sauf le laurier sauce), du lierre ou du lupin. De nombreux
végétaux se sont révélés toxiques soit
par contact (irritation) soit par ingestion mais en assez grande quantité.
Les renoncules, le buis, le chèvrefeuille, les euphorbes, le houx,
les azalées, la vigne vierge, la glycine, les cytises sont les
plus courantes. Les baies des cotonéasters ou les parties vertes
de la tomate sont aussi incriminées. Dans ce cas, le fait de les
mâchouiller provoque des brûlures à l'intérieur
de la bouche.
Si vous devez laisser votre compagnon en liberté, éliminez
ou éloignez ces plantes de votre balcon ou de votre jardin le temps
que votre compagnon grandisse un peu. Si c'est impossible, utilisez un
répulsif chats et chiens. Attention, l'odeur est parfois repoussante
aussi pour les humains ! Chiots et chatons partent à la découverte
de leur environnement. Ils déterrent et mâchouillent tout
ce qui tombe à leur portée. Plus tard, le chat aura besoin
d'herbe. Mettez de l'herbe à chat à sa disposition pour
limiter ses besoins d'agression sur vos plantes vertes.
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Les danger des plantes d'intérieur
Un très grand nombre de plantes d'intérieur très
courantes dans les appartements sont très toxiques. La famille
des aracées avec les arums et les anthuriums est une des plus toxiques.
Deux baies d'arum suffisent pour provoquer la mort d'un mammifère.
Méfiez-vous également des végétaux de la famille
des liliacées, des euphorbes et des apocynacées (pervenche).
Le bulbe d'amaryllis que votre chaton pourrait bien déterrer et
grignoter en votre absence est aussi toxique. Une majorité de plantes
d'intérieur seraient plus ou moins toxiques pour les animaux. Le
poinsettia, le dieffenbachia, le spathiphyllum sont très fréquents
dans les maisons, comme le caoutchouc ou le philodendron. Souvent exotiques
et d'origine lointaine, la toxicité pour les animaux des plantes
d'intérieur moins courantes que celles-ci n'est pas toujours connue.
Les fleurs ne sont pas plus inoffensives. Le muguet serait la première
source d'intoxication chez le chat. Attention en particulier à
l'eau des fleurs ! Le lis, rarement cité, est aussi une plante
qui s'est avérée très dangereuse.
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PNEUMONIE
ET BRONCHO-PNEUMONIE

Moins grave que le coryza, cette maladie
est provoquée par l'herpès virus félin. La contagion
se fait par contact direct entre un individu malade ou porteur et un individu
sain durant les dix premiers jours de la maladie. Elle a lieu par l'intermédiaire
des sécrétions nasales, buccales et oculaires.
Après une durée d'incubation comprise entre deux et dix jours, la maladie débute par une poussée de fièvre accompagnée d'une baisse de l'appétit. Très rapidement suivent des écoulements importants au niveau du nez et des yeux, clairs au début puis muqueux et purulents. Le malade est sujet à de fréquentes quintes de toux et à des éternuements. À ce tableau clinique peuvent s'ajouter des complications diverses telles une kératite ulcéreuse, une pneumonie, des avortements ou de la mortinatalité.
Chez les adultes, les symptômes s'atténuent spontanément
puis disparaissent en une vingtaine de jours. Néanmoins, chez les
chatons ou les adultes affaiblis, peuvent persister des séquelles.
Il existe des chats porteurs sains, c'est-à-dire que le virus possède
la propriété de rester à l'état latent chez
des animaux apparemment guéris. Ils sont capables de transmettre
la maladie puisque l'on considère que plus de la moitié
de ces individus excrètent du virus par intermittence.
Le traitement passe par l'utilisation de collyres anti-infectieux et anti-inflammatoires
ainsi que par des séances de fumigation qui donnent généralement
d'excellents résultats surtout lorsqu'ils sont entamés précocement.
Contre cette maladie l'utilisation du vaccin groupé cité
dans le paragraphe précédent est impératif. Il est
parfaitement efficace, facile à mettre en oeuvre. Il peut être
pratiqué seul ou associé avec celui de la panleucopénie
(typhus).
LES
PUCES

Les chats sont très sensibles aux puces qui se déplacent en courant et en sautant. Malgré leur petite taille, entre 2,5 et 3,5 mm, ces parasites temporaires peuvent être nuisibles à la santé surtout chez les jeunes chats. Visibles à l'oeil nu, les puces se nourrissent du sang de votre animal et de développent surtout sous les chaleurs de l'été. Le problème c'est qu'elles se multiplient facilement. Une puce femelle pond entre 20 et 30 oeufs par jour !
Les larves dormantes se transforment en puces quand elles sont arrivées à maturité. C'est à ce moment-là qu'elles sautent sur le chat pour se nourrir de son sang. En effet, la contamination se fait rarement par contact direct d'un chat à un autre. Les larves dormantes se trouvent dans le sol et dans les endroits de la maison fréquentés par le chat. Le moyen de les détecter est la présence de petits crottes (excréments des puces) qui ont la forme de petits points noirs.
Les dangers liés à la puce :
-les démangeaisons.
-L'anémie chez le chaton. Les puces affaiblissent les chatons et les exposent à toutes sortes de maladies.
-Le ténia ou vers plats. Si le chat avale une puce en essayant de s'en débarrasser, il peut alors être contaminé par un parasite interne que l'on appelle ténia. Ce vers apparaît dans les selles de l'animal sous forme de grains de riz.
Prévention :
-collier insecticide efficace pendant environs 3 mois, choisir un modèle avec élastique afin que le chat ne s'étrangle pas.
-insecticide en pipettes à appliquer à la base du cou de l'animal, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.
Traitements :
En cas d'infection, il faut traiter aussi la maison en pulvérisant les lieux avec un aérosol spécial, ainsi que la litière, le panier du chat et surtout les tapis. Le chat est traité avec des poudres, sprays, shampooings ou pipettes.
LA RAGE

la rage est une maladie mortelle et transmissible à l'homme.
Elle fait donc l'objet d'une surveillance sanitaire stricte.
La vaccination contre la rage est obligatoire pour tout
les animaux séjournant en pension, camping ou autre centre de vacances.
Elle est obligatoire pour la Corse, les DOM et de nombreux pays étrangers.
La rage est une maladie d'origine virale pouvant atteindre aussi bien
tous les animaux à sang chaud que l'homme. Cette infection est
incurable et mortelle à 100 % une fois qu'elle est déclarée.
En France, un certain nombre de départements (31 en tout dans la zone quart nord est du territoire) restent contaminés, malgré le net recul observé ces dernières années grâce en particulier à la vaccination orale des renards à l'aide d'appâts vaccinaux. Depuis 1968, date de sa réapparition en France, la rage a tué plus de 45 000 animaux, dont 35 000 renards, 3 500 bovins, 1 600 chats et 1 000 chiens.
La contamination de l'homme se fait dans 50 % des cas par des herbivores domestiques, dans 23 % des cas par des chats, 15 % par des chiens et 12 % par des animaux sauvages.
La rage est une maladie légalement réputée contagieuse (MLRC) et sa déclaration est obligatoire. Toute suspicion de rage sur une personne, un animal domestique ou sauvage, doit être déclarée à la mairie et à la Direction Départementale des Services Vétérinaires.
L'incubation est plus ou moins longue, pouvant aller jusqu'à plusieurs années (en moyenne 15 à 60 jours), et aboutit à une encéphalomyélite mortelle.
Cas du chat :
Le chat enragé a tendance à se cacher ; il devient agressif, irritable et finit par se paralyser. Il bave également du fait de l'impossibilité de déglutir. La mort survient en 3-6 jours.
Le risque rabique chez l'homme
Les risques sont nuls lorsque les contacts sont directs ou indirects sur peau saine. Ils sont faibles lorsqu'il y a eu simplement un léchage sur peau excoriée ou des morsures superficielles (en dehors de la tête et des extrémités). Par contre, les risques sont élevés lorsqu'il s'agit de morsures de la face, des extrémités, de morsures profondes ou multiples ou encore de contacts muqueux.
La matière virulente est la salive. La contamination se fait donc dans la majorité des cas par morsure, mais elle peut avoir lieu lors de griffure s'il y a un contact avec la salive ou par contact cutané avec la salive en cas de blessure même minime.
LA
TEIGNE

Le champignon du genre microsporum (90 % des cas) ou trichophyton
(10 %) s'installe sur la peau, mais aussi dans les autres tissus riches
en kératine comme les griffes. La fourrure (ou le plumage) de nos
compagnons est la première à en pâtir, en particulier
celle à poils longs et denses comme chez les chats persans. Bien
que la teigne soit plus gênante que grave,
elle fait partie des zoonoses, les infections naturellement transmissibles
à l'homme et vice-versa. De plus, les enfants sont plus souvent
touchés que les adultes. Autant de raisons pour ouvrir l'il,
et le bon !
Symptômes
Dans sa forme la plus typique, la teigne provoque des pertes de poils
(dépilations) arrondies, en forme de pièces de monnaie.
Le dos, la face ou les pattes peuvent être touchés. La teigne
est alors facilement reconnaissable, a fortiori si le maître se
retrouve avec des cercles rouges qui le démangent énormément
sur la peau. Mais parfois, la maladie n'est pas si identifiable : votre
compagnon a juste un pelage en mauvais état, avec des squames (la
peau devient écailleuse et se détache en lamelles) ici et
là, ou encore, quelques croûtes. Et contrairement à
l'humain, un animal victime de la teigne n'est pas spécialement
sujet aux démangeaisons. Il y a même des animaux porteurs
du champignon qui ne développent pas de lésions, ce qui
ne les empêche pas, malgré l'absence de symptômes,
de contaminer d'autres animaux ou leur propriétaire ! Si plusieurs
personnes présentent une teigne dans l'entourage d'un animal sain
en apparence, il y a de quoi s'alarmer ! Au moindre doute, un avis vétérinaire
s'impose car s'il s'agit bien d'une teigne, elle ne pourra pas disparaître
sans traitement. De plus, toute la maisonnée risque d'être
contaminée. Le champignon responsable de la teigne dispose en effet
d'une arme très efficace pour se propager : il émet des
spores (formations arrondies sous lesquelles peuvent se présenter
des bactéries) capables de survivre sur la peau d'un animal, mais
aussi sur ses accessoires (couverture, niche, etc.) au risque de contaminer
tout autre animal qui s'aventurerait par là. Une simple caresse,
un chat qui se frotte à une jambe, suffisent effectivement pour
être infecté. Autrement dit, tant qu'on n'aura pas éliminé
de notre environnement jusqu'au dernier spore indésirable, une
contagion reste toujours possible.
Traitement intérieur et extérieur
Un anti- fongique local (un produit qui détruit les champignons)
et un antifongique général (par voie orale) afin d'accélérer
la guérison. Il faut compter plu sieurs semaines de traitement.
Et comme si ce n'était pas déjà assez contraignant,
il faut en plus traiter tous les autres animaux de la maisonnée.
Sans oublier un antifongique
pour traiter l'environnement et éliminer jusqu'à la dernière
spore : tapis, moquette, canapés, panier, couverture, cages, brosses,
litières, bols, jouets, tapis à griffes, harnais, séchoirs,
rasoirs, tout ce qui a pu être au contact de l'animal malade doit
être décontaminé (ou si c'est impossible, jeté
dans un sac poubelle fermé). Cela commence par un gros ménage
à fond, avec passage de l'aspirateur dans les moindres recoins
(et changement immédiat du sac), et pour les carrelages, de l'eau
de Javel pure ou diluée au l/10e, suivi d'un traitement antifongique
spécial pour la maison. C'est fastidieux, mais c'est le prix à
payer pour vous débarrasser de ce champignon.
LA
TOXOPLASMOSE

La toxoplasmose est due à un parasite microscopique vivant dans l'intestin grêle du chat. Des kystes sont éliminés avec les matières fécales et le chat se contamine en mangeant des petits mammifères ou des oiseaux ayant ingéré ces kystes. Les symptômes sont frustres , seule une petite diarrhée transitoire peut être constatée. L'homme peut être contaminé par le toxoplasme soit en ingérant des aliments souillés par des fèces de chat ou de la viande insuffisamment cuite et renfermant des kystes (surtout porc et mouton).
LE TYPHUS

Le typhus est appelé encore panleucopénie du chat c'est une maladie devenue rare mais mortelle à 90% chez les jeunes. Elle est très contagieuse.
Elle affaiblie très rapidement le malade qui est déshydraté en raison d'une forte diarrhée et de vomissement violent.
Là encore la vaccination est primordiale
C'est une maladie causée par un parvovirus. Ce virus aime se multiplier
dans les cellules qui se divisent rapidement et donc principalement dans
l'intestin et la moelle osseuse. Pour cette raison, l'infection par le
parvovirus provoque des symptômes digestifs (diarrhée sévère
et parfois hémorragique) et une diminution de la production de
globules blancs par la moelle osseuse.
Le virus est très résistant dans l'environnement et se transmet par voie orale ou nasale. La chatte gestante peut également transmettre le virus aux foetus qu'elle porte via le placenta. Dans ce cas, les foetus meurent ou les chatons naissent avec des lésions du cervelet. Ils ne possèdent alors aucun équilibre et sont incapables de se déplacer normalement.
Grâce à la vaccination systématique des chats, la maladie est devenue relativement rare. Malheureusement, certains chats non vaccinés, notamment ceux accueillis dans les refuges et les chats errants, sont encore infectés par le virus et peuvent le répandre dans le milieu extérieur où il est capable de survivre plus d'un an.
De plus, les chats adultes sont souvent résistants à la maladie et ne souffrent pas de symptômes sévères. Cependant, après leur guérison, ils continuent d'excréter le virus pendant plusieurs mois et représentent ainsi une source importante de contamination. Le chaton, quant à lui, développe une maladie grave qui est mortelle dans 50 à 90% des cas. Atteint d'anorexie, de diarrhée sévère, de vomissements et de douleurs abdominales, il se déshydrate rapidement et peut mourir 1 à 3 jours après le début des symptômes.
Si votre chat est atteint de panleucopénie, il
aura besoin d'être placé sous perfusion afin de lutter contre
la déshydratation. L'administration d'antibiotiques s'avère
parfois nécessaire, ainsi qu'un médicament contre la diarrhée
et les vomissements éventuels. De plus, il existe un traitement
consistant en l'injection d'antiviraux permettant de stopper la multiplication
du virus et ainsi d'empêcher la propagation de la maladie.
LA
VACCINATION DU CHAT

LES VACCINATIONS INCONTOURNABLES :
Le typhus ou leucopénie infectieuse :
Maladie virale (famille des Parvovirus) devenue rare grâce à
la vaccination, mais extrêmement contagieuse, dont les conséquences
sont souvent fatales chez les jeunes chats. Elle ne se transmet pas à
l'homme, ni aux autres animaux domestiques. Ses symptômes sont des
vomissements violents, des diarrhées, une forte fièvre,
et une déshydratation.
Le coryza du chat :
Infection des voies respiratoires supérieures du chat dues dans
80% des cas à l'action d'un Herpès virus félin ou
d'un Calicivirus. Cette infection, excessivement contagieuse, se caractérise
par des éternuements en série, nez bouché, yeux larmoyants
ou collés, fièvre, perte d'appétit souvent en relation
avec la perte de son odorat, tous ces symptômes entraînent
le plus souvent un grand état de faiblesse chez l'animal. Malheureusement
le vaccin ne va pas protéger totalement l'animal, mais il atténuera
considérablement les effets de la maladie.
La leucose féline :
Rétrovirus (Leucèmogène Félin) touchant près
de 10% de la population féline, souvent dénommée
"SIDA du chat", pouvant provoquer anémie, infections,
cancer du sang, et dont l'issue est souvent fatale. Les chats contractent
ce virus par contact direct (nez à nez) mais aussi par morsure
et par l'intermédiaire des litières. Il ne se transmet pas
à l'homme, ni aux autres animaux. Nous vous conseillons de faire
vacciner votre compagnon en ayant préalablement effectué
un dépistage sanguin. Ce vaccin représente une des grandes
avancées de la médecine féline actuelle.
La chlamydiae :
Infection des yeux et des voies respiratoires supérieures. Un vaccin
existe pour cette maladie. Il est fortement conseillé (souvent
réalisé en association avec celui du typhus et du coryza).
La rage :
Maladie du système nerveux, toujours fatale et extrêmement
contagieuse pour les humains. Quasiment éradiquée en France,
le vaccin reste obligatoire si vous souhaitez voyager avec votre compagnon
à l'étranger ainsi que dans certains départements
français, de même il sera exigé pour participer à
des expositions ou des concours.
LA
VERMIFUGATION DU CHAT

La vermifugation permet de débarrasser le tube digestif des parasites
internes et ainsi réduire le risque de transmission à l'homme
(toxoplasmose). Elle doit débuter avant ses premières vaccinations,
dès l'âge de 15jours, puis tous les mois jusqu'à l'âge
de 6 mois. A l'âge adulte une à quatre fois par an suivant
la fréquence des sorties et des contacts avec ses congénères.
De nombreux vermifuges sont disponibles sur le marché, mais les
plus performants se trouvent chez votre vétérinaire.
LE VIEILLISSEMENT
CHEZ LE CHAT

Si la majorité des chats affiche une espérance de vie moyenne d'une dizaine d'années, certaines espèces peuvent vivre jusqu'à 15 ans et plus avec une augmentation des petits tracas dus à la vieillesse.
1. Mon chat dort toute la journée.
Oui, complètement. Avec l'âge, les chats perdent
beaucoup de force et d'énergie et ont besoin de beaucoup plus de
temps de repos qu'un jeune chat. Contrairement aux humains, ils ont une
faculté bien plus importante à se reposer et passent donc
clairement une grosse partie de la journée à dormir. Leurs
cycles de sommeil ont tendance à s'allonger. Il est important de
ne pas déranger votre chat ni de l'exciter pendant ses phases de
repos : plus le chat dort, plus il reprend des forces et plus il pourra
s'amuser avec vous à son réveil.
2. Pourquoi dort-il en dehors de sa couche ?
Si pendant des années, votre chat est resté
tranquillement dans sa couche habituelle, il se peut qu'il change ses
habitudes lorsqu'il devient plus vieux. C'est tout à fait logique
car avec l'âge, il peut se produire des dérèglements
de sa température corporelle : il va donc chercher les endroits
chauds en priorité et s'installer dans des endroits plus calmes.
Le mieux est de ne pas le forcer à rester dans sa couche mais au
contraire de lui faciliter la vie en lui mettant une couverture supplémentaire.
S'il a vécu dans une couche placée en hauteur, il se peut
aussi qu'il ne possède plus assez de force pour y grimper.
3. Mon chat se contorsionne dans tous les sens
Plusieurs symptômes peuvent aboutir à une
telle situation, les trois plus fréquents étant une crise
d'épilepsie, une lésion cérébrale ou une attaque
cardiaque. Le chat, généralement, s'effondre, puis pédale
des pattes dans le vide, pour se rigidifier ensuite. Il est préférable
de prévenir immédiatement votre vétérinaire
qui vous indiquera quelle marche à suivre en fonction des symptômes.
Dans tous les cas, le mieux est de minimiser les stimulations qui peuvent
l'exciter comme la lumière, la télévision, etc.
4. Mon chat traîne ses pattes arrières
Urgence absolue ! Prenez tout de suite la température
de ses pattes, si celles-ci sont gelées et ne répondent
plus, il s'agit certainement d'une thrombose iliaque. Un caillot sanguin
vient de se bloquer et empêche le sang de passer. Il faut rapidement
intervenir car ce problème peut causer de graves séquelles
à l'animal.
5.
Mon chat devient sénile
La vieillesse est malheureusement accompagnée de pertes de mémoire,
de troubles cognitifs et d'un ralentissement généralisé
de son activité cérébrale. Si cette maladie n'est
pas obligatoire, elle est relativement fréquente et peut être
assimilée à un type de maladie d'Alzheimer. Le mieux est
de demander conseil à votre vétérinaire qui pourra
vous conseiller des médicaments et un régime adaptés
pour améliorer l'état de santé de votre chat.
6. Mon chat devient
sourd
C'est là aussi un processus naturel dû aux
vieillissements des cellules de l'ouïe des félins. Si, malheureusement,
il n'existe pas d'appareil comme pour les êtres humains pour remédier
à ce problème, il existe quelques méthodes pour adoucir
la vie de votre chat : tout doit être fait pour avertir et surveiller
votre animal car il sera plus vulnérable et anxieux. Utilisez moins
votre voix pour annoncer votre présence et plus des frappes sur
le sol qui vont permettre d'annoncer votre présence par des vibrations.
Faites aussi plus attention à vos déplacements pour éviter
de marcher sur votre animal préféré.
7. Mon chat ne fait
plus sa toilette
C'est certainement l'inconvénient majeur de la vieillesse
: les chats n'ont plus la force de faire leur toilette ou sont devenus
tellement gros qu'ils ne parviennent plus à atteindre des parties
de leurs corps. Vous n'avez pas d'autre choix que de brosser son pelage
pour répartir de manière uniforme son sébum.
8. Mon chat n'est plus propre.
Comme pour son espace de repos, votre chat va chercher de nouveaux endroits
plus adaptés à sa nouvelle condition. Il faut donc lui faciliter
la tâche en plaçant dans un coin calme sa nouvelle litière
au plus près du sol. Des médicaments contre l'incontinence
peuvent permettre de réguler ses besoins et l'aider à se
contrôler plus facilement.
9. Mon chat miaule
tout le temps
Sans aucun doute par un effet combiné de sa perte
de mémoire et d'audition. Votre chat se sent en effet isolé
et entend moins bien qu'avant son environnement extérieur. Bref,
il essaie de compenser cette situation par tous les moyens en sa possession
et crie plus fort.
10. Mon chat devient
aveugle
Une fois de plus, ce sont les effets du vieillissement.
Ne vous inquiétez pas : votre chat possède d'autres moyens
pour se repérer dans son environnement et compensera la baisse
de sa vue grâce à sa bonne connaissance de son environnement.
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