


Peut-on
prévenir cette pathologie?
Malheureusement non ! Cependant,
la surcharge pondérale risque d'aggraver les lésions et
de majorer la douleur. Garder son chat svelte et actif peut être
considéré comme un moyen de prévention, et pas seulement
contre l'arthrose. Si votre animal est trop gros, la première mesure
à adopter consiste à le soumettre à un régime
alimentaire adapté pour qu'il perde du poids. Des aliments spécifiquement
développés pour les chats arthrosiques ont été
récemment mis sur le marché. Ils contiennent des nutriments
connus pour leurs effets bénéfiques sur les articulations
(oméga 3, glucosamine, chondroïtine). Ces lignes diététiques
ne sont vendues que sur prescription et chez les vétérinaires,
qui peuvent ainsi s'assurer de leur parfaite adaptation à la situation
clinique de l'animal. En effet, certains chats âgés présentent
des maladies chroniques, comme l'insuffisance rénale, qui relèvent
d'une autre prescription nutritionnelle.
Six conseils pour lui faciliter la vie :
Des aménagements intérieurs peuvent aider
votre chat à vivre avec son arthrose.
Installez-lui des étapes intermédiaires, un petit tabouret
ou des rampes d'accès par exemple, afin qu'il puisse continuer
à atteindre ses postes d'observation ou son fauteuil favori.
Placez ses gamelles au sol et non en hauteur sur le plan de travail de
la cuisine
Multipliez les points d'eau dans la maison pour qu'il puisse se désaltérer
facilement.
Choisissez-lui un bac à litière accessible et suffisamment
grand pour qu'il
soit à l'aise.
Offrez-lui
un panier confortable pour protéger ses articulations douloureuses.
Brossez ses poils, surtout s'ils sont longs. Il peut avoir du mal à
se toiletter.
LE COMPLEXE GRANULOME ÉOSINOPHILIQUE
FÉLIN

Une accumulation de globules blancs nommés éosinophiles dans la peau du chat peut induire différents ulcères ou lésions cutanées rassemblées sous le vocable de "granulome éosinophilique félin" dont la cause primaire reste mystérieuse à ce jour...
Une maladie à plusieurs visages...
Parmi les maladies de la peau de nos félins domestiques,
on trouve le complexe granulome éosinophilique félin, regroupant
trois types de lésions d'aspects différents mais ayant pour
point commun de contenir de nombreux globules blancs particuliers nommés
éosinophiles, bien visibles à l'examen microscopique de
la peau atteinte.
Le premier type de lésions consiste en l'apparition de plaques
rougeâtres et suintantes (plaques éosinophiliques) le plus
souvent au niveau de l'abdomen et de la face interne des cuisses. Ces
lésions peuvent provoquer de fortes démangeaisons. Le deuxième
type de lésion se manifeste par le développement d'un ou
plusieurs ulcères au niveau des lèvres supérieures
et parfois aussi sur la langue et le palais.
Enfin, un troisième symptôme consiste en un bourrelet allongé
rose grisâtre et dépourvu de poils ne provoquant pas de démangeaisons
(granulome éosinophilique) et se situant à la face postérieure
des cuisses. Chaque type de lésions peut apparaître de manière
isolée ou simultanément avec un autre type. Les plaques,
ulcères et bourrelets peuvent survenir une seule fois dans la vie
du chat, mais le plus souvent ils se développent de manière
chronique et récidivante.
... Et d'origine inconnue !
L'origine des lésions appartenant au complexe granulome éosinophilique reste inconnue à ce jour. Une sensibilité prononcée vis-à-vis de piqûres d'insectes (puces, moustiques ), des infections bactériennes ou encore une allergie d'origine alimentaire sont suspectées dans certains cas. Ces facteurs pourraient induire l'activation des globules blancs éosinophiles qui à leur tour provoqueraient la libération de substances inflammatoires dans la peau. Cependant, ces hypothèses ont pu être éliminées chez certains chats atteints et aucune cause n'a pu être trouvée chez eux. Enfin, une origine génétique de la maladie ne peut pas être exclue.
Traitement
L'apparition concomitante de plusieurs lésions faisant partie du complexe granulome éosinophilique félin permet souvent d'établir le diagnostic, mais des prélèvements cutanés sont parfois nécessaires pour confirmer la maladie et la différencier d'autres atteintes traumatiques ou tumorales par exemple. Ensuite, le traitement consiste le plus souvent en l'administration de corticoïdes en injection ou par la bouche pendant plusieurs semaines. Certains chats ont parfois besoin d'un traitement antibiotique en supplément. Le traitement est long et la plupart des chats doivent faire l'objet de soins durant toute leur vie. Pour les chats atteint de lésions éosinophiliques, un régime spécial hypoallergénique ainsi qu'une bonne prévention contre les puces est également indispensable.
LA
CONTRACEPTION

Le comportement sexuel du mâle
Le mâle atteint la maturité sexuelle vers 7 à 8 mois. Les modifications morphologiques sont discrètes contrairement aux changements comportementaux. Il acquiert la notion de territoire et le délimite en apposant à sa périphérie des griffades et en émettant des jets d'urine très malodorante. La recherche de femelles en chaleur peut de plus conduire le matou très loin de son territoire en lui faisant oublier toute prudence notamment pour traverser les routes. Les fréquentes bagarres avec ses congénères sont sources de blessures pouvant dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres chats multiplie considérablement les risques de contamination par des maladies contagieuses. Dans ces conditions l'espérance de vie du mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans.
Le comportement sexuel de la femelle
La femelle atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 6 mois. Les vocalises de la chatte en chaleurs sont parfois insupportables, surtout chez certaines races particulièrement exubérantes. Les chaleurs ont des cycles et les durées variables selon les races. Généralement elles s'arrêtent pendant les trois mois d'hiver.
La stérilisation a de nombreux
avantages
Un mâle pouvant sortir à sa guise n'hésite pas à
fuguer sur de longues distances pour rechercher des femelles en chaleurs,
faisant fi de toute prudence. Les fréquentes bagarres avec ses
congénères sont sources de blessures pouvant secondairement
dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres
chats multiplie considérablement les risques de contaminations
par des maladies contagieuses. Dans ces conditions, l'espérance
de vie du chat mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans. En
appartement, son instinct le pousse à délimiter les différentes
parties de son territoire par des marques visuelles (griffades) et olfactives
(jets d'urine). L'ovulation de la chatte étant provoquée
par l'accouplement, la fécondation ne peut pratiquement pas rater.
Elle subit alors de nombreuses grossesses, et le maître est confronté
au placement des chatons. La femelle rapidement épuisée
par les gestations à répétition voit elle aussi son
espérance de vie significativement réduite. Comme pour le
mâle, les risques de contagions par des maladies infectieuses sont
très importants. En appartement, ses vocalises, le plus souvent
nocturnes, sont vite insupportables.
Castration, ovariectomie et contraception
La castration peut se faire à tout âge, mais l'idéal
est d'opérer vers sept mois car à cet âge, les habitudes
comportementales du chat en chaleur n'ont pas encore eu le temps de s'établir.
L'intervention pratiquée sous anesthésie générale
consiste à inciser la peau des bourses et à en retirer les
testicules. La cicatrisation est rapide et les risques d'infection sont
pratiquement nuls. La période idéale pour stériliser
la femelle se situe également vers sept mois. L'intervention réalisée
sous anesthésie générale consiste en l'ablation des
deux ovaires. Deux techniques sont couramment employées, l'ouverture
de l'abdomen en arrière du nombril, ou l'incision de chaque flanc.
Les risques sont minimes et la cicatrisation demande une dizaine de jours.
Outre l'impossibilité d'avoir des chatons, la stérilisation
supprime les risques d'infection de l'utérus et limite considérablement
l'apparition d'éventuelles tumeurs mammaires. La contraception
est réalisée soit par la prise régulière de
comprimés, soit par injections. Il est conseillé de n'utiliser
cette méthode qu'à titre temporaire, car pratiquée
en permanence les risques d'infection de l'utérus sont importants.
LE CORYZA

Le coryza est une maladie respiratoire contagieuse pouvant évoluer sous forme aiguë ou chronique. Les formes les plus aiguës sont dues essentiellement à deux Agents : l'herpès virus et le calicivirus qui sont responsables de 40 à 45 % des cas d'infections respiratoires supérieures chez le chat.
Dans les cas les plus sévères, les premiers symptômes
apparaissent brutalement et se traduisent essentiellement par des écoulements
au niveau des yeux et des narines, de la toux et une salivation abondante.
Le chat refuse toute nourriture et la fièvre apparaît. Une déshydratation plus ou moins importante peut se manifester. Parfois la maladie se complique d'une inflammation des muqueuses et d'une pneumonie.
Le meilleur moyen de lutter contre le coryza est la vaccination. Le vaccin
est actif à la fois contre l'herpès virus et contre le calicivirus.
Deux injections à trois semaines d'intervalle la première
année sont nécessaires, un rappel tous les ans est impératif.
LA
DAPP

La dermatite allergique à la piqûre de puces (DAPP). Cette maladie cutanée allergique peut être provoquée par une seule piqûre de puce. Elle se caractérise par l'apparition au niveau du train arrière de boutons provoquant des démangeaisons incoercibles et l'animal se gratte et se mord parfois jusqu'au sang. Assez rapidement l'affection progresse pour gagner tout le corps, le poil tombe et l'animal est couvert de plaies provoquées par le léchage, le grattage et les mordillements.
LA
DENTITION DU CHAT

| Date d'éruption des dents chez le chaton | ||
| Dents de lait | Dents définitives | |
| Incisives | ||
| 1 ère | 2 à 3 semaines | 3,5 à 4 mois |
| 2ème | 2 à 4 | 3,5 à 4 mois |
| 3ème | 3 à 4 | 4 à 4,5 mois |
| Canines | 3 à 4 | 5 mois |
| Prémolaires | ||
| 2ème | 4,5 à 5mois | |
| 3ème | 5 à 6mois | |
| 4ème | 5 à 6mois | |
| Molaires | ||
| 1ère | 4 à 5mois | |

L'hyperthyroïdie est un dérèglement de la glande thyroïde, dû à une prolifération anormale de cellules composant la thyroïde. La tumeur peut être bénigne ou plus rarement une tumeur cancéreuse (adénome ou carcinome).
Les signes de la maladie :
Augmentation de la consommation d'eau et nourriture associée à
un amaigrissement. Parfois la maladie se manifeste par d'autres symptômes
: tachycardie, diarrhée, faiblesse musculaire, hyperactivité,
augmentation de l'agressivité, vomissements.
Le signe principal est un amaigrissement avec un appétit conservé.
Le traitement :
Il dépend de l'âge du chat, de la gravité
de l'hyperthyroïdie et de la présence ou non de maladies associées.
Le choix se fera entre un médicament antithyroïdien ou l'ablation
des glandes thyroïdes ou la radiothérapie à l'iode
radioactif. C'est donc votre vétérinaire qui décidera
du choix du traitement.
LE
FIBROSARCOME
Il s'agit d'une tumeur cutanée maligne, de grosseur
variable, qui se développe le plus souvent à hauteur des
omoplates de l'animal. Il semble que l'origine de cette affection soit
due à des facteurs génétiques (On note en effet plus
de prédisposition au fibrosarcome chez les chats d'Amérique
du Nord) ou à des traumatismes relatifs aux injections, plus qu'aux
vaccins eux-mêmes, mis récemment en cause par certains chercheurs.
Le traitement consiste en l'ablation de la tumeur, méthode malheureusement
peu efficace (car impossibilité pour le praticien d'enlever tout
le tissu atteint) puisque la récidive est pratiquement automatique.
Il faut donc compléter cette opération par un traitement
radiothérapique , efficace à environ 70 %.
Le fibrosarcome ne développe pas de métastases et ce traitement
n'engendre aucun effet secondaire chez l'animal, à part une décoloration
des poils à l'endroit de l'intervention.
LA
F.I.V

Infection par le virus de l'immunodépression féline, cette maladie est souvent confondue avec la leucose, ce sont pourtant 2 maladies virales différentes. La FIV se transmet par la salive et provoque une baisse importante du système immunitaire. Le chat est alors plus sensible aux infections qui peuvent atteindre tous les organes. De ce fait il n'y a pas de symptômes spécifiques, mais on constate fréquemment la présence d'une gingivite.
Il n'y a pas de traitements et la mort est la seule issue bien que certains sujets restent porteurs sains toute leur vie.
LA
GINGIVITE

La gingivite se caractérise par une tuméfaction de la gencive. En s'enflammant, elle prend une couleur rouge vif virant au pourpre et saigne facilement. La cause de cette pathologie peut être bactérienne, virale, ou le tartre. C'est un état réversible qu'il convient de soigner au plus vite sous peine de le voir évoluer vers le stade suivant : la parodontite qui elle est irréversible. L haleine devient alors fétide, les gencives se rétractent et saignent spontanément. Les racines dentaires étant découvertes, les dents se déchaussent et bougent plus ou moins fortement. Des abcès peuvent alors se développer. Au stade ultime, l'os alvéolaire est détruit. Pour éviter le développement de maladies buccales, une inspection régulière de la bouche du chat est nécessaire. Une gencive saine est ferme et rose, l'ensemble des tissus de soutien est intact (parodonte). Le tartre est absent, l'haleine est normale.

L'INSUFFISANCE
CARDIAQUE

Le coeur par la circulation sanguine assure l'oxygénation
et la détoxication des différents organes ainsi que leurs
besoins en nutriments et en énergie. II peut souffrir de différentes
pathologies plus ou moins graves, parfois mortelles.
Le coeur peut souffrir de différentes affections. Suivant la localisation
de la pathologie, on parle de péricardite (atteinte de l'enveloppe
externe du coeur), d'endocardite (atteinte de la couche la plus interne
de la paroi cardiaque) ou de myocardite (atteinte du muscle cardiaque
lui-même).L'évolution peut être
aiguë, subaiguë ou chronique. En phase aiguë ou subaiguë,
la mort est souvent rapide et inéluctable.
En phase chronique une insuffisance cardiaque définitive plus ou
moins grave s'installe. C'est ainsi que divers facteurs infectieux ou
inflammatoires peuvent mettre gravement en péril le fonctionnement
cardiaque.
L'insuffisance cardiaque chronique
Elle touche en priorité l'animal âgé et est le résultat
du vieillissement du coeur qui de ce fait voit une baisse notable de ses
performances. Elle peut néanmoins faire suite à une pathologie
(infectieuse, inflammatoire...).
Elle peut intéresser une partie du coeur ou l'organe dans sa totalité
qui augmente alors de volume. Ses battements deviennent plus fréquents
afin de compenser la défaillance de fonctionnement et au bout de
quelques mois, il ne parvient plus à compenser son déficit
de fonctionnement ce qui génère différents symptômes
et notamment une toux quinteuse.
D'abord nocturne, elle se répète après un exercice
physique, puis évolue en survenant à n'importe quel moment
de la journée. Elle s'accompagne d'une fatigue et d'un essoufflement
inhabituels et de plus en plus précoces. A l'auscultation on perçoit
un souffle.
D'autres symptômes apparaissent ensuite comme une ascite (liquide
dans l'abdomen) ou/et un oedème pulmonaire plus ou mois accentué.
Des traitements médicaux compensatoires possibles existent. Ils
doivent impérativement s'accompagner d'une limitation des efforts
et de mesures diététiques.
La Cardiomyopathie hypertrophique féline
(CMH)
La CMH est une pathologie génétique répandue dans
de nombreuses races félines. Elle résulte d'un épaississement
anormal des parois cardiaques qui deviennent alors trop rigides pour assurer
des contractions normales et efficaces. Les symptômes sont progressifs
et débutent insidieusement. La fréquence cardiaque s'accroît,
un souffle apparaît ainsi que des troubles du rythme. Viennent ensuite
une fatigabilité importante, l'impossibilité de faire des
efforts et des difficultés respiratoires. Le diagnostic est établi
par radiographie et confirmé par échographie et électrocardiographie.
Le plus souvent le chat meurt brutalement avant que les symptômes
deviennent trop importants. Aucun traitement n'existe contre cette affection.
Néanmoins des recherches sont en cours afin d'identifier le ou
les gènes responsables. Cela permettra de mettre au point un test
ADN destiné à écarter de la reproduction tout géniteur
susceptible de transmettre la CMH.
Dans le bassin méditerranéen sévit
un moustique porteur de larves d'un ver à l'origine d'une maladie
appelée "dirofalariose". À l'occasion d'une piqûre
de l'insecte, les larves sont injectées dans le circuit sanguin
et gagnent le coeur droit et l'artère pulmonaire. Elles s'y fixent
alors pour se transformer en vers adultes. Le chat se fatigue rapidement,
tousse devient incapable du moindre effort. Le parasitisme est avéré
par des examens radiologiques et sanguins. Le traitement est long et très
souvent mal supporté par l'animal.
L'INSUFFISANCE
RENALE

L'insuffisance rénale est une des pathologies les plus fréquentes chez le chat. Les symptômes apparaissent soit brusquement en cas d'insuffisance rénale aiguë soit insidieusement en cas d'insuffisance rénale chronique. La forme aiguë apparaît brutalement. Le malade est très abattu, se déplace rarement et d'une démarche ébrieuse. Il ne s'alimente plus, ne fait plus sa toilette, vomit, à de la diarrhée et urine peu , voire pas du tout. La forme chronique atteint surtout les chats âgés, la soif et la quantité d'urine augmentent alors que l'appétit diminue. Le chat maigrit, se déshydrate, son poil devient terne et piqué. Elle découle d'une destruction lente et irréversible des reins. Les traitements sont aléatoires, en cas d'insuffisance rénale aiguë, le fonctionnement normal du rein doit être rétabli. Très souvent l'utilisation de diurétiques est nécessaire . Dans le cas d'insuffisance rénale chronique, une partie des reins est irrémédiablement perdue et il n'est donc pas possible de rétablir une fonction normale de l'organe. Néanmoins, des traitements permettent de compenser le déficit et de permettre au chat de vivre à peu près normalement. L'utilisation d'aliments pauvres en protéines donne également de bons résultats.
LA LEUCOSE

La leucose est provoquée par un virus appelé"virus leucémogène félin" ou fe.L.V. La contamination s'opère par contact direct entre chats et peut se faire par la salive, du sang ou lors de rapports sexuels. Les chatons peuvent aussi contracter le virus dans l'utérus de la mère, ou par le lait maternel. Le temps d'incubation est en moyenne d'1 à 2 ans, certains chats ne développeront pas la maladie mais seront contagieux pour les autres.
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| Maladie transmissible à l'homme | Une papule provoquée par une griffure de chat |


Les trois origines de l'ataxie
L'ataxie vestibulaire a pour siège l'oreille interne. L'affection
est généralement unilatérale et engendre des symptômes
assez caractéristiques : le chat baisse la tête du côté
malade, a tendance à se déplacer en rond et peut chuter
du côté de la lésion. L'origine peut être congénitale,
inflammatoire (otite moyenne et otite interne), tumorale, traumatique
ou vasculaire. L'ataxie cérébelleuse a son siège
dans le cervelet comme par exemple dans l'hypoplasie cérébelleuse
du chaton. Elle est congénitale ou le plus souvent d'origine virale
(typhus). Au repos le chaton est normal, mais il a des difficultés
à trouver son équilibre en se levant et l'amplitude des
mouvements est exagérée pouvant entraîner des chutes.
L'ataxie médullaire se traduit par un balancement du train arrière
à l'arrêt et en mouvement, une exagération des mouvements
des membres et parfois un appui sur la face dorsale des doigts.
Les affections médullaires
Les affections médullaires, les plus fréquents sont une
paralysie légère et incomplète d'un ou plusieurs
membres (parésie), la paralysie totale du train postérieur
(paraplégie), une perte de sensibilité, des douleurs, des
troubles fonctionnels (incontinence)...
Les causes de ces pathologies peuvent être diverses
,-
- Héréditaires : relativement nombreuses, elles ont généralement
des répercussions catastrophiques sur le bien-être de l'animal.
- Infectieuses : elles sont principalement au nombre de trois. Les myélites
sont le plus souvent d'origine virale, c'est le cas dans la Péritonite
Infectieuse Féline. Les méningites sont assez rares chez
le chat. Les infections du disque intervertébral sont secondaires
à un foyer infectieux situé dans un autre organe.
- Traumatiques : ce sont essentiellement les luxations vertébrales
et les hernies discales.
- Vasculaires : provoquées par des embolies.
- Tumorales : des corps vertébraux ou de la moelle épinière.
LES SYNCOPES SONT SPECTACULAIRES
Elles se traduisent par une perte de conscience complète, brutale
et réversible d'une durée de 2 à 3 minutes. Le sujet
chute sur le sol, perd toute tonicité et ne répond à
aucun stimuli. Sa respiration est superficielle, le pouls est très
faible. Les causes les plus fréquentes sont d'origine cardio-vasculaire
telle l'insuffisance cardiaque ou l'hypotension. Des troubles métaboliques
peuvent également être responsables de syncopes comme par
exemple l'hypoglycémie. Le seul traitement envisageable est celui
des causes.
L'OBÉSITÉ
CHEZ LE CHAT

D'après différentes études
vétérinaires, plus de 40% des chats sont obèses.
Pas grave? Si, justement ! L'obésité est un véritable
problème de santé, qu'il faut combattre vite et bien.
Voir rubrique :
L'alimentation du chat
LA PEAU ET SES PROBLÈMES

La peau assure les échanges avec le milieu extérieur. Elle est fragile car soumise en permanence à de nombreuses agressions et donc susceptible de développer différentes affections qu'il est possible de prévenir par un entretien sérieux et régulier. Interface entre le corps et le milieu extérieur, la peau remplit de nombreuses fonctions essentielles. Les nombreuses terminaisons nerveuses présentent dans le derme et l'hypoderme sont responsables de la sensibilité et du sens du toucher. La peau empêche la sortie de l'eau et des molécules organiques, mais interdit également l'entrée des bactéries et de certaines molécules. Néanmoins quelques substances comme des médicaments, des toxiques, des hormones..., peuvent être absorbées. C'est également un régulateur thermique et le sébum forme un film protecteur du pelage. Elle stocke les graisses et synthétise la vitamine D3.
La peau est une structure complexe constituée de
3 étages. Le plus superficiel est l'épiderme, divisé
en quatre couches. Sous l'épiderme, on trouve le derme constitué
de 2 épaisseurs. Il contient les fibres élastiques et le
collagène responsables de la souplesse et de la résistance
de la peau. L'hypoderme, étage le plus profond, est un tissu riche
en cellules graisseuses. Deux annexes principales sont présentes
dans la peau : les glandes sébacées et les follicules pileux.
La mue
La mue est un phénomène naturel permettant
le renouvellement de la totalité du poil. Elle a
également pour conséquence de permettre au chat de bénéficier
d'une toison plus opulente l'hiver pour se protéger du froid et
moins dense l'été pour supporter la chaleur. La mue se produit
normalement deux fois par an, la plus importante étant la mue de
printemps correspondant au remplacement de la robe d'hiver par la robe
d'été. Pour des raisons de mode de vie ou de mauvaise alimentation,
le chat peut perdre ses poils toute l'année rendant ainsi imperceptible
ce phénomène de mue.
Infections et parasitoses
Un abcès se présente sous la forme d'une tuméfaction
chaude et douloureuse au toucher duquel le pus s'écoule.
La pyodermite est une infection de la peau caractérisée
par l'apparition de croûtes sous lesquelles se forme du pus.
Les puces non contentes de prélever du sang peuvent être
responsables de diverses maladies dont les plus fréquentes sont
les dermatites révélées par des démangeaisons
plus ou moins importantes, la plus spectaculaire étant la DAPP.
Elles sont également le vecteur du ténia.
La gale est provoquée par un acarien qui creuse des galeries dans
l'épaisseur de la peau. Elle est surtout présente au niveau
du cou et se traduit par des lésions écailleuses. Elle s'élimine
par un traitement acaricide. À la fin de l'été, le
chat peut souffrir des aoûtats. Ces parasites se localisent surtout
au niveau des bouts de patte.
Les mycoses sont des affections provoquées par des champignons,
la plus fréquente étant la teigne. Elle se traduit par des
zones dépliées circulaires et couvertes de petites pellicules.
Hormones et allergies
L'acné du menton est une affection hormonale assez fréquente
chez le chat. Elle se traduit par l'apparition de petites élevures
suppurantes et sensibles. Une hypersécrétion des glandes
sébacées situées à la base de la queue peut
provoquer le "syndrome de la queue grasse". Un hyperfonctionnement
des glandes surrénales entraîne une chute de poils abondante
et une robe terne. De nombreuses autres maladies souvent graves peuvent
entraîner une modification visible du poil qui le plus généralement
devient terne, emmêlé, avec des bourres difficiles à
ôter ou/et des chutes parfois spectaculaires. C'est le cas par exemple
du diabète ou de l'insuffisance rénale chronique. L'allergie
cutanée la plus fréquente est provoquée par une piqûre
de puce, mais de nombreux produits (aliments compris) peuvent également
en être responsables. Elle provoque des démangeaisons puissantes
que le chat aggrave en se grattant et en se léchant. Le cancer
de la peau se traduit par de petites élevures dures et douloureuses
le plus souvent au niveau de la tête. Elles peuvent ensuite se répandre
sur tout le corps.
PNEUMONIE
ET BRONCHO-PNEUMONIE

Moins grave que le coryza, cette maladie
est provoquée par l'herpès virus félin. La contagion
se fait par contact direct entre un individu malade ou porteur et un individu
sain durant les dix premiers jours de la maladie. Elle a lieu par l'intermédiaire
des sécrétions nasales, buccales et oculaires.
Après une durée d'incubation comprise entre deux et dix jours, la maladie débute par une poussée de fièvre accompagnée d'une baisse de l'appétit. Très rapidement suivent des écoulements importants au niveau du nez et des yeux, clairs au début puis muqueux et purulents. Le malade est sujet à de fréquentes quintes de toux et à des éternuements. À ce tableau clinique peuvent s'ajouter des complications diverses telles une kératite ulcéreuse, une pneumonie, des avortements ou de la mortinatalité.
Chez les adultes, les symptômes s'atténuent spontanément
puis disparaissent en une vingtaine de jours. Néanmoins, chez les
chatons ou les adultes affaiblis, peuvent persister des séquelles.
Il existe des chats porteurs sains, c'est-à-dire que le virus possède
la propriété de rester à l'état latent chez
des animaux apparemment guéris. Ils sont capables de transmettre
la maladie puisque l'on considère que plus de la moitié
de ces individus excrètent du virus par intermittence.
Le traitement passe par l'utilisation de collyres anti-infectieux et anti-inflammatoires
ainsi que par des séances de fumigation qui donnent généralement
d'excellents résultats surtout lorsqu'ils sont entamés précocement.
Contre cette maladie l'utilisation du vaccin groupé cité
dans le paragraphe précédent est impératif. Il est
parfaitement efficace, facile à mettre en oeuvre. Il peut être
pratiqué seul ou associé avec celui de la panleucopénie
(typhus).
LES
PUCES

voir rubrique : les parasites externes
LA RAGE

la rage est une maladie mortelle et transmissible à l'homme.
Elle fait donc l'objet d'une surveillance sanitaire stricte.
La vaccination contre la rage est obligatoire pour tout
les animaux séjournant en pension, camping ou autre centre de vacances.
Elle est obligatoire pour la Corse, les DOM et de nombreux pays étrangers.
La rage est une maladie d'origine virale pouvant atteindre aussi bien
tous les animaux à sang chaud que l'homme. Cette infection est
incurable et mortelle à 100 % une fois qu'elle est déclarée.
En France, un certain nombre de départements (31 en tout dans la zone quart nord est du territoire) restent contaminés, malgré le net recul observé ces dernières années grâce en particulier à la vaccination orale des renards à l'aide d'appâts vaccinaux. Depuis 1968, date de sa réapparition en France, la rage a tué plus de 45 000 animaux, dont 35 000 renards, 3 500 bovins, 1 600 chats et 1 000 chiens.
La contamination de l'homme se fait dans 50 % des cas par des herbivores domestiques, dans 23 % des cas par des chats, 15 % par des chiens et 12 % par des animaux sauvages.
La rage est une maladie légalement réputée contagieuse (MLRC) et sa déclaration est obligatoire. Toute suspicion de rage sur une personne, un animal domestique ou sauvage, doit être déclarée à la mairie et à la Direction Départementale des Services Vétérinaires.
L'incubation est plus ou moins longue, pouvant aller jusqu'à plusieurs années (en moyenne 15 à 60 jours), et aboutit à une encéphalomyélite mortelle.
Cas du chat :
Le chat enragé a tendance à se cacher ; il devient agressif, irritable et finit par se paralyser. Il bave également du fait de l'impossibilité de déglutir. La mort survient en 3-6 jours.
Le risque rabique chez l'homme
Les risques sont nuls lorsque les contacts sont directs ou indirects sur peau saine. Ils sont faibles lorsqu'il y a eu simplement un léchage sur peau excoriée ou des morsures superficielles (en dehors de la tête et des extrémités). Par contre, les risques sont élevés lorsqu'il s'agit de morsures de la face, des extrémités, de morsures profondes ou multiples ou encore de contacts muqueux.
La matière virulente est la salive. La contamination se fait donc dans la majorité des cas par morsure, mais elle peut avoir lieu lors de griffure s'il y a un contact avec la salive ou par contact cutané avec la salive en cas de blessure même minime.
LE
SYNDROME URINAIRE FÉLIN :

Nos amis félins sont fréquemment sujets aux affections touchant leur vessie et leur urètre, toutes ces affections sont regroupées par commodité sous la dénomination de S.U.F, ou syndrome urologique félin.
Il regroupe un ensemble de troubles urinaires : cystite, calculs, hématurie (présence de sang dans les urines), etc...
Les
causes :
les infections aiguës ou chroniques, les calculs urinaires irritants ou empêchant l'écoulement des urines dans les voies naturelles, mais aussi les malformations et les tumeurs vésicales ou extra urinaires.
Il est très fréquent de ne pouvoir déterminer la
ou les causes des cystites du chat, on parle alors de cystites idiopathiques
du chat.
Les
symptômes :
Envie fréquente d'uriner, mictions douloureuses et en dehors de la litière, présence de sang dans les urines.
Si prostration, anorexie totale et impossibilité d'uriner c'est une urgence vétérinaire, consulter de toute urgence.
Les
facteurs de risques :
Une alimentation trop riche en magnésium ou en phosphore (ce qui est souvent le cas des aliments dits standards ou bas de gamme), à l'origine d'une urine à pH trop basique ou trop acide, favorise la formation et l'accumulation de calculs. Donner des croquettes pour chats stérilisés.
La sédentarité : les chats qui manquent d'activité
semblent souffrir du SUF plus souvent que ceux qui prennent de l'exercice
régulièrement.
L'âge : le SUF concerne les chats de tous âges, mais il est
plus fréquemment observé chez des animaux de 2 à
5 ans.
Les mâles sont plus susceptibles d'avoir des calculs avec obstruction que les femelles car l'urètre est plus long et plus étroit. Chez ces dernières on constate plus une cystite avec présence de sang et envie fréquente d'uriner.
S'il est castré, il est souvent plus sédentaire
et plus "gros" et il urine moins souvent ce qui favorise la
précipitation des calculs. Le tout étant compliqué
par le fait que le chat reçoit moins d'eau par sa nourriture ce
qui diminue le volume de l'urine. Heureusement, il existe des croquettes
spécial chats stérilisés qui permettent d'éviter
ce phénomène. (Hills® environ 19 euros les 1,5 kgs)
LA
TEIGNE

Le champignon du genre microsporum (90 % des cas) ou trichophyton
(10 %) s'installe sur la peau, mais aussi dans les autres tissus riches
en kératine comme les griffes. La fourrure (ou le plumage) de nos
compagnons est la première à en pâtir, en particulier
celle à poils longs et denses comme chez les chats persans. Bien
que la teigne soit plus gênante que grave,
elle fait partie des zoonoses, les infections naturellement transmissibles
à l'homme et vice-versa. De plus, les enfants sont plus souvent
touchés que les adultes. Autant de raisons pour ouvrir l'il,
et le bon !
Symptômes
Dans sa forme la plus typique, la teigne provoque des pertes de poils
(dépilations) arrondies, en forme de pièces de monnaie.
Le dos, la face ou les pattes peuvent être touchés. La teigne
est alors facilement reconnaissable, a fortiori si le maître se
retrouve avec des cercles rouges qui le démangent énormément
sur la peau. Mais parfois, la maladie n'est pas si identifiable : votre
compagnon a juste un pelage en mauvais état, avec des squames (la
peau devient écailleuse et se détache en lamelles) ici et
là, ou encore, quelques croûtes. Et contrairement à
l'humain, un animal victime de la teigne n'est pas spécialement
sujet aux démangeaisons. Il y a même des animaux porteurs
du champignon qui ne développent pas de lésions, ce qui
ne les empêche pas, malgré l'absence de symptômes,
de contaminer d'autres animaux ou leur propriétaire ! Si plusieurs
personnes présentent une teigne dans l'entourage d'un animal sain
en apparence, il y a de quoi s'alarmer ! Au moindre doute, un avis vétérinaire
s'impose car s'il s'agit bien d'une teigne, elle ne pourra pas disparaître
sans traitement. De plus, toute la maisonnée risque d'être
contaminée. Le champignon responsable de la teigne dispose en effet
d'une arme très efficace pour se propager : il émet des
spores (formations arrondies sous lesquelles peuvent se présenter
des bactéries) capables de survivre sur la peau d'un animal, mais
aussi sur ses accessoires (couverture, niche, etc.) au risque de contaminer
tout autre animal qui s'aventurerait par là. Une simple caresse,
un chat qui se frotte à une jambe, suffisent effectivement pour
être infecté. Autrement dit, tant qu'on n'aura pas éliminé
de notre environnement jusqu'au dernier spore indésirable, une
contagion reste toujours possible.
Traitement intérieur et extérieur
Un anti-fongique local (un produit qui détruit les champignons)
et un antifongique général (par voie orale) afin d'accélérer
la guérison. Il faut compter plu sieurs semaines de traitement.
Et comme si ce n'était pas déjà assez contraignant,
il faut en plus traiter tous les autres animaux de la maisonnée.
Sans oublier un antifongique
pour traiter l'environnement et éliminer jusqu'à la dernière
spore : tapis, moquette, canapés, panier, couverture, cages, brosses,
litières, bols, jouets, tapis à griffes, harnais, séchoirs,
rasoirs, tout ce qui a pu être au contact de l'animal malade doit
être décontaminé (ou si c'est impossible, jeté
dans un sac poubelle fermé). Cela commence par un gros ménage
à fond, avec passage de l'aspirateur dans les moindres recoins
(et changement immédiat du sac), et pour les carrelages, de l'eau
de Javel pure ou diluée au l/10e, suivi d'un traitement antifongique
spécial pour la maison. C'est fastidieux, mais c'est le prix à
payer pour vous débarrasser de ce champignon.
LES TIQUES
voir rubrique : les parasites externes
LA
TOXOPLASMOSE

La toxoplasmose est due à un parasite microscopique vivant dans l'intestin grêle du chat. Des kystes sont éliminés avec les matières fécales et le chat se contamine en mangeant des petits mammifères ou des oiseaux ayant ingéré ces kystes. Les symptômes sont frustres , seule une petite diarrhée transitoire peut être constatée. L'homme peut être contaminé par le toxoplasme soit en ingérant des aliments souillés par des fèces de chat ou de la viande insuffisamment cuite et renfermant des kystes (surtout porc et mouton).
LE TYPHUS

Le typhus est appelé encore panleucopénie du chat c'est une maladie devenue rare mais mortelle à 90% chez les jeunes. Elle est très contagieuse.
Elle affaiblie très rapidement le malade qui est déshydraté en raison d'une forte diarrhée et de vomissement violent.
Là encore la vaccination est primordiale
C'est une maladie causée par un parvovirus. Ce virus aime se multiplier
dans les cellules qui se divisent rapidement et donc principalement dans
l'intestin et la moelle osseuse. Pour cette raison, l'infection par le
parvovirus provoque des symptômes digestifs (diarrhée sévère
et parfois hémorragique) et une diminution de la production de
globules blancs par la moelle osseuse.
Le virus est très résistant dans l'environnement et se transmet par voie orale ou nasale. La chatte gestante peut également transmettre le virus aux foetus qu'elle porte via le placenta. Dans ce cas, les foetus meurent ou les chatons naissent avec des lésions du cervelet. Ils ne possèdent alors aucun équilibre et sont incapables de se déplacer normalement.
Grâce à la vaccination systématique des chats, la maladie est devenue relativement rare. Malheureusement, certains chats non vaccinés, notamment ceux accueillis dans les refuges et les chats errants, sont encore infectés par le virus et peuvent le répandre dans le milieu extérieur où il est capable de survivre plus d'un an.
De plus, les chats adultes sont souvent résistants à la maladie et ne souffrent pas de symptômes sévères. Cependant, après leur guérison, ils continuent d'excréter le virus pendant plusieurs mois et représentent ainsi une source importante de contamination. Le chaton, quant à lui, développe une maladie grave qui est mortelle dans 50 à 90% des cas. Atteint d'anorexie, de diarrhée sévère, de vomissements et de douleurs abdominales, il se déshydrate rapidement et peut mourir 1 à 3 jours après le début des symptômes.
Si votre chat est atteint de panleucopénie, il
aura besoin d'être placé sous perfusion afin de lutter contre
la déshydratation. L'administration d'antibiotiques s'avère
parfois nécessaire, ainsi qu'un médicament contre la diarrhée
et les vomissements éventuels. De plus, il existe un traitement
consistant en l'injection d'antiviraux permettant de stopper la multiplication
du virus et ainsi d'empêcher la propagation de la maladie.
LA
VACCINATION DU CHAT

voir rubrique : l'entretien du chat
LA
VERMIFUGATION DU CHAT

voir rubrique : les
parasites internes
LE VIEILLISSEMENT
CHEZ LE CHAT

Si la majorité des chats affiche une espérance de vie moyenne d'une dizaine d'années, certaines espèces peuvent vivre jusqu'à 15 ans et plus avec une augmentation des petits tracas dus à la vieillesse.
1. Mon chat dort toute la journée.
Oui, complètement. Avec l'âge, les chats perdent
beaucoup de force et d'énergie et ont besoin de beaucoup plus de
temps de repos qu'un jeune chat. Contrairement aux humains, ils ont une
faculté bien plus importante à se reposer et passent donc
clairement une grosse partie de la journée à dormir. Leurs
cycles de sommeil ont tendance à s'allonger. Il est important de
ne pas déranger votre chat ni de l'exciter pendant ses phases de
repos : plus le chat dort, plus il reprend des forces et plus il pourra
s'amuser avec vous à son réveil.
2. Pourquoi dort-il en dehors de sa couche ?
Si pendant des années, votre chat est resté
tranquillement dans sa couche habituelle, il se peut qu'il change ses
habitudes lorsqu'il devient plus vieux. C'est tout à fait logique
car avec l'âge, il peut se produire des dérèglements
de sa température corporelle : il va donc chercher les endroits
chauds en priorité et s'installer dans des endroits plus calmes.
Le mieux est de ne pas le forcer à rester dans sa couche mais au
contraire de lui faciliter la vie en lui mettant une couverture supplémentaire.
S'il a vécu dans une couche placée en hauteur, il se peut
aussi qu'il ne possède plus assez de force pour y grimper.
3. Mon chat se contorsionne dans tous les sens
Plusieurs symptômes peuvent aboutir à une
telle situation, les trois plus fréquents étant une crise
d'épilepsie, une lésion cérébrale ou une attaque
cardiaque. Le chat, généralement, s'effondre, puis pédale
des pattes dans le vide, pour se rigidifier ensuite. Il est préférable
de prévenir immédiatement votre vétérinaire
qui vous indiquera quelle marche à suivre en fonction des symptômes.
Dans tous les cas, le mieux est de minimiser les stimulations qui peuvent
l'exciter comme la lumière, la télévision, etc.
4. Mon chat traîne ses pattes arrières
Urgence absolue ! Prenez tout de suite la température
de ses pattes, si celles-ci sont gelées et ne répondent
plus, il s'agit certainement d'une thrombose iliaque. Un caillot sanguin
vient de se bloquer et empêche le sang de passer. Il faut rapidement
intervenir car ce problème peut causer de graves séquelles
à l'animal.
5.
Mon chat devient sénile
La vieillesse est malheureusement accompagnée de pertes de mémoire,
de troubles cognitifs et d'un ralentissement généralisé
de son activité cérébrale. Si cette maladie n'est
pas obligatoire, elle est relativement fréquente et peut être
assimilée à un type de maladie d'Alzheimer. Le mieux est
de demander conseil à votre vétérinaire qui pourra
vous conseiller des médicaments et un régime adaptés
pour améliorer l'état de santé de votre chat.
6. Mon chat devient
sourd
C'est là aussi un processus naturel dû aux
vieillissements des cellules de l'ouïe des félins. Si, malheureusement,
il n'existe pas d'appareil comme pour les êtres humains pour remédier
à ce problème, il existe quelques méthodes pour adoucir
la vie de votre chat : tout doit être fait pour avertir et surveiller
votre animal car il sera plus vulnérable et anxieux. Utilisez moins
votre voix pour annoncer votre présence et plus des frappes sur
le sol qui vont permettre d'annoncer votre présence par des vibrations.
Faites aussi plus attention à vos déplacements pour éviter
de marcher sur votre animal préféré.
7. Mon chat ne fait
plus sa toilette
C'est certainement l'inconvénient majeur de la vieillesse
: les chats n'ont plus la force de faire leur toilette ou sont devenus
tellement gros qu'ils ne parviennent plus à atteindre des parties
de leurs corps. Vous n'avez pas d'autre choix que de brosser son pelage
pour répartir de manière uniforme son sébum.
8. Mon chat n'est plus propre.
Comme pour son espace de repos, votre chat va chercher de nouveaux endroits
plus adaptés à sa nouvelle condition. Il faut donc lui faciliter
la tâche en plaçant dans un coin calme sa nouvelle litière
au plus près du sol. Des médicaments contre l'incontinence
peuvent permettre de réguler ses besoins et l'aider à se
contrôler plus facilement.
9. Mon chat miaule
tout le temps
Sans aucun doute par un effet combiné de sa perte
de mémoire et d'audition. Votre chat se sent en effet isolé
et entend moins bien qu'avant son environnement extérieur. Bref,
il essaie de compenser cette situation par tous les moyens en sa possession
et crie plus fort.
10. Mon chat devient
aveugle
Une fois de plus, ce sont les effets du vieillissement.
Ne vous inquiétez pas : votre chat possède d'autres moyens
pour se repérer dans son environnement et compensera la baisse
de sa vue grâce à sa bonne connaissance de son environnement.
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