LA SANTE DU CHAT de A à Z

 

 

L'ARTHROSE CHEZ LE CHAT

Cette maladie rhumatismale toucherait 90 % de la population féline âgée de plus de 12 ans.
Comment l'arthrose se manifeste-t-elle chez le chat?
Comme chez l'homme, cette maladie dégénérative des articulations survient spontanément et peut toucher simultanément plusieurs articulations. Les plus fréquemment atteintes sont le genou et la hanche. Avec l'âge, les cartilages articulaires se détruisent progressivement et perdent leur rôle d'amortisseur. Ce phénomène induit une douleur plus ou moins soutenue.


Comment la détecte-t-on ?
elle n'est pas facile à repérer chez le chat, qui n'exprime pas sa souffrance. Elle se traduit souvent par un changement de comportement, d'où l'importance de l'attention du maître aux habitudes de son animal. Un manque d'entrain peut paraître anodin alors qu'il est souvent un premier signe d'arrivée de la maladie. Puis le chat renonce aux gestes qui lui sont douloureux. Il répugne à se déplacer, devient moins câlin, voire agressif. Autant de manifestations anormales qui doivent amener à consulter, surtout si le chat est âgé. Des examens complémentaires, des radiographies en particulier, sont souvent nécessaires pour confirmer le diagnostic.


En quoi consiste le traitement?
La prise d'anti-inflammatoires permet de réduire la douleur. Ces médicaments agissent également sur l'articulation en luttant contre les phénomènes secondaires d'inflammation, de la membrane synoviale notamment, très présents lors des poussées. Ils limitent en particulier la fibrose, qui a tendance à rigidifier les articulations. Dans certains cas, il faut recourir à des antidouleurs (antalgiques) plus forts. Les traitements chirurgicaux visant à stabiliser les articulations sont parfois indiqués, mais restent assez rares

Peut-on prévenir cette pathologie?
Malheureusement non ! Cependant, la surcharge pondérale risque d'aggraver les lésions et de majorer la douleur. Garder son chat svelte et actif peut être considéré comme un moyen de prévention, et pas seulement contre l'arthrose. Si votre animal est trop gros, la première mesure à adopter consiste à le soumettre à un régime alimentaire adapté pour qu'il perde du poids. Des aliments spécifiquement développés pour les chats arthrosiques ont été récemment mis sur le marché. Ils contiennent des nutriments connus pour leurs effets bénéfiques sur les articulations (oméga 3, glucosamine, chondroïtine). Ces lignes diététiques ne sont vendues que sur prescription et chez les vétérinaires, qui peuvent ainsi s'assurer de leur parfaite adaptation à la situation clinique de l'animal. En effet, certains chats âgés présentent des maladies chroniques, comme l'insuffisance rénale, qui relèvent d'une autre prescription nutritionnelle.


Six conseils pour lui faciliter la vie :
Des aménagements intérieurs peuvent aider votre chat à vivre avec son arthrose.
Installez-lui des étapes intermédiaires, un petit tabouret ou des rampes d'accès par exemple, afin qu'il puisse continuer à atteindre ses postes d'observation ou son fauteuil favori.

Placez ses gamelles au sol et non en hauteur sur le plan de travail de la cuisine

Multipliez les points d'eau dans la maison pour qu'il puisse se désaltérer facilement.

Choisissez-lui un bac à litière accessible et suffisamment grand pour qu'il

soit à l'aise.

Offrez-lui un panier confortable pour protéger ses articulations douloureuses.

Brossez ses poils, surtout s'ils sont longs. Il peut avoir du mal à se toiletter

LA CONTRACEPTION

Le comportement sexuel du mâle

Le mâle atteint la maturité sexuelle vers 7 à 8 mois. Les modifications morphologiques sont discrètes contrairement aux changements comportementaux. Il acquiert la notion de territoire et le délimite en apposant à sa périphérie des griffades et en émettant des jets d'urine très malodorante. La recherche de femelles en chaleur peut de plus conduire le matou très loin de son territoire en lui faisant oublier toute prudence notamment pour traverser les routes. Les fréquentes bagarres avec ses congénères sont sources de blessures pouvant dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres chats multiplie considérablement les risques de contamination par des maladies contagieuses. Dans ces conditions l'espérance de vie du mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans.

Le comportement sexuel de la femelle

La femelle atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 6 mois. Les vocalises de la chatte en chaleurs sont parfois insupportables, surtout chez certaines races particulièrement exubérantes. Les chaleurs ont des cycles et les durées variables selon les races. Généralement elles s'arrêtent pendant les trois mois d'hiver.

La stérilisation a de nombreux avantages
Un mâle pouvant sortir à sa guise n'hésite pas à fuguer sur de longues distances pour rechercher des femelles en chaleurs, faisant fi de toute prudence. Les fréquentes bagarres avec ses congénères sont sources de blessures pouvant secondairement dégénérer en abcès. Le contact avec d'autres chats multiplie considérablement les risques de contaminations par des maladies contagieuses. Dans ces conditions, l'espérance de vie du chat mâle entier est de l'ordre de 6 à 8 ans. En appartement, son instinct le pousse à délimiter les différentes parties de son territoire par des marques visuelles (griffades) et olfactives (jets d'urine). L'ovulation de la chatte étant provoquée par l'accouplement, la fécondation ne peut pratiquement pas rater. Elle subit alors de nombreuses grossesses, et le maître est confronté au placement des chatons. La femelle rapidement épuisée par les gestations à répétition voit elle aussi son espérance de vie significativement réduite. Comme pour le mâle, les risques de contagions par des maladies infectieuses sont très importants. En appartement, ses vocalises, le plus souvent nocturnes, sont vite insupportables.

Castration, ovariectomie et contraception
La castration peut se faire à tout âge, mais l'idéal est d'opérer vers sept mois car à cet âge, les habitudes comportementales du chat en chaleur n'ont pas encore eu le temps de s'établir. L'intervention pratiquée sous anesthésie générale consiste à inciser la peau des bourses et à en retirer les testicules. La cicatrisation est rapide et les risques d'infection sont pratiquement nuls. La période idéale pour stériliser la femelle se situe également vers sept mois. L'intervention réalisée sous anesthésie générale consiste en l'ablation des deux ovaires. Deux techniques sont couramment employées, l'ouverture de l'abdomen en arrière du nombril, ou l'incision de chaque flanc. Les risques sont minimes et la cicatrisation demande une dizaine de jours. Outre l'impossibilité d'avoir des chatons, la stérilisation supprime les risques d'infection de l'utérus et limite considérablement l'apparition d'éventuelles tumeurs mammaires. La contraception est réalisée soit par la prise régulière de comprimés, soit par injections. Il est conseillé de n'utiliser cette méthode qu'à titre temporaire, car pratiquée en permanence les risques d'infection de l'utérus sont importants.

LE CORYZA

Le coryza est une maladie respiratoire contagieuse pouvant évoluer sous forme aiguë ou chronique. Les formes les plus aiguës sont dues essentiellement à deux Agents : l'herpès virus et le calicivirus qui sont responsables de 40 à 45 % des cas d'infections respiratoires supérieures chez le chat.


Dans les cas les plus sévères, les premiers symptômes apparaissent brutalement et se traduisent essentiellement par des écoulements au niveau des yeux et des narines, de la toux et une salivation abondante.

Le chat refuse toute nourriture et la fièvre apparaît. Une déshydratation plus ou moins importante peut se manifester. Parfois la maladie se complique d'une inflammation des muqueuses et d'une pneumonie.


Le meilleur moyen de lutter contre le coryza est la vaccination. Le vaccin est actif à la fois contre l'herpès virus et contre le calicivirus. Deux injections à trois semaines d'intervalle la première année sont nécessaires, un rappel tous les ans est impératif.

LA DAPP

La dermatite allergique à la piqûre de puces (DAPP). Cette maladie cutanée allergique peut être provoquée par une seule piqûre de puce. Elle se caractérise par l'apparition au niveau du train arrière de boutons provoquant des démangeaisons incoercibles et l'animal se gratte et se mord parfois jusqu'au sang. Assez rapidement l'affection progresse pour gagner tout le corps, le poil tombe et l'animal est couvert de plaies provoquées par le léchage, le grattage et les mordillements.

LA DENTITION DU CHAT

Date d'éruption des dents chez le chaton
  Dents de lait Dents définitives
Incisives    
1 ère 2 à 3 semaines 3,5 à 4 mois
2ème 2 à 4 3,5 à 4 mois
3ème 3 à 4 4 à 4,5 mois
Canines
3 à 4 5 mois
Prémolaires    
2ème 4,5 à 5mois
3ème 5 à 6mois
4ème 5 à 6mois
Molaires    
1ère 4 à 5mois

 

LA F.I.V

Infection par le virus de l'immunodépression féline, cette maladie est souvent confondue avec la leucose, ce sont pourtant 2 maladies virales différentes. La FIV se transmet par la salive et provoque une baisse importante du système immunitaire. Le chat est alors plus sensible aux infections qui peuvent atteindre tous les organes. De ce fait il n'y a pas de symptômes spécifiques, mais on constate fréquemment la présence d'une gingivite.

Il n'y a pas de traitements et la mort est la seule issue bien que certains sujets restent porteurs sains toute leur vie.

LA GINGIVITE

La gingivite se caractérise par une tuméfaction de la gencive. En s'enflammant, elle prend une couleur rouge vif virant au pourpre et saigne facilement. La cause de cette pathologie peut être bactérienne, virale, ou le tartre. C'est un état réversible qu'il convient de soigner au plus vite sous peine de le voir évoluer vers le stade suivant : la parodontite qui elle est irréversible. L haleine devient alors fétide, les gencives se rétractent et saignent spontanément. Les racines dentaires étant découvertes, les dents se déchaussent et bougent plus ou moins fortement. Des abcès peuvent alors se développer. Au stade ultime, l'os alvéolaire est détruit. Pour éviter le développement de maladies buccales, une inspection régulière de la bouche du chat est nécessaire. Une gencive saine est ferme et rose, l'ensemble des tissus de soutien est intact (parodonte). Le tartre est absent, l'haleine est normale.

L'INSUFFISANCE CARDIAQUE

 

Le coeur par la circulation sanguine assure l'oxygénation et la détoxication des différents organes ainsi que leurs besoins en nutriments et en énergie. II peut souffrir de différentes pathologies plus ou moins graves, parfois mortelles.
Le coeur peut souffrir de différentes affections. Suivant la localisation de la pathologie, on parle de péricardite (atteinte de l'enveloppe externe du coeur), d'endocardite (atteinte de la couche la plus interne de la paroi cardiaque) ou de myocardite (atteinte du muscle cardiaque lui-même).
L'évolution peut être aiguë, subaiguë ou chronique. En phase aiguë ou subaiguë, la mort est souvent rapide et inéluctable.
En phase chronique une insuffisance cardiaque définitive plus ou moins grave s'installe. C'est ainsi que divers facteurs infectieux ou inflammatoires peuvent mettre gravement en péril le fonctionnement cardiaque.

L'insuffisance cardiaque chronique
Elle touche en priorité l'animal âgé et est le résultat du vieillissement du coeur qui de ce fait voit une baisse notable de ses performances. Elle peut néanmoins faire suite à une pathologie (infectieuse, inflammatoire...).
Elle peut intéresser une partie du coeur ou l'organe dans sa totalité qui augmente alors de volume. Ses battements deviennent plus fréquents afin de compenser la défaillance de fonctionnement et au bout de quelques mois, il ne parvient plus à compenser son déficit de fonctionnement ce qui génère différents symptômes et notamment une toux quinteuse.
D'abord nocturne, elle se répète après un exercice physique, puis évolue en survenant à n'importe quel moment de la journée. Elle s'accompagne d'une fatigue et d'un essoufflement inhabituels et de plus en plus précoces. A l'auscultation on perçoit un souffle.
D'autres symptômes apparaissent ensuite comme une ascite (liquide dans l'abdomen) ou/et un oedème pulmonaire plus ou mois accentué. Des traitements médicaux compensatoires possibles existent. Ils doivent impérativement s'accompagner d'une limitation des efforts et de mesures diététiques.

La Cardiomyopathie hypertrophique féline (CMH)
La CMH est une pathologie génétique répandue dans de nombreuses races félines. Elle résulte d'un épaississement anormal des parois cardiaques qui deviennent alors trop rigides pour assurer des contractions normales et efficaces. Les symptômes sont progressifs et débutent insidieusement. La fréquence cardiaque s'accroît, un souffle apparaît ainsi que des troubles du rythme. Viennent ensuite une fatigabilité importante, l'impossibilité de faire des efforts et des difficultés respiratoires. Le diagnostic est établi par radiographie et confirmé par échographie et électrocardiographie. Le plus souvent le chat meurt brutalement avant que les symptômes deviennent trop importants. Aucun traitement n'existe contre cette affection.

Néanmoins des recherches sont en cours afin d'identifier le ou les gènes responsables. Cela permettra de mettre au point un test ADN destiné à écarter de la reproduction tout géniteur susceptible de transmettre la CMH.

Dans le bassin méditerranéen sévit un moustique porteur de larves d'un ver à l'origine d'une maladie appelée "dirofalariose". À l'occasion d'une piqûre de l'insecte, les larves sont injectées dans le circuit sanguin et gagnent le coeur droit et l'artère pulmonaire. Elles s'y fixent alors pour se transformer en vers adultes. Le chat se fatigue rapidement, tousse devient incapable du moindre effort. Le parasitisme est avéré par des examens radiologiques et sanguins. Le traitement est long et très souvent mal supporté par l'animal.

L'INSUFFISANCE RENALE

L'insuffisance rénale est une des pathologies les plus fréquentes chez le chat. Les symptômes apparaissent soit brusquement en cas d'insuffisance rénale aiguë soit insidieusement en cas d'insuffisance rénale chronique. La forme aiguë apparaît brutalement. Le malade est très abattu, se déplace rarement et d'une démarche ébrieuse. Il ne s'alimente plus, ne fait plus sa toilette, vomit, à de la diarrhée et urine peu , voire pas du tout. La forme chronique atteint surtout les chats âgés, la soif et la quantité d'urine augmentent alors que l'appétit diminue. Le chat maigrit, se déshydrate, son poil devient terne et piqué. Elle découle d'une destruction lente et irréversible des reins. Les traitements sont aléatoires, en cas d'insuffisance rénale aiguë, le fonctionnement normal du rein doit être rétabli. Très souvent l'utilisation de diurétiques est nécessaire . Dans le cas d'insuffisance rénale chronique, une partie des reins est irrémédiablement perdue et il n'est donc pas possible de rétablir une fonction normale de l'organe. Néanmoins, des traitements permettent de compenser le déficit et de permettre au chat de vivre à peu près normalement. L'utilisation d'aliments pauvres en protéines donne également de bons résultats.

LA LEUCOSE

La leucose est provoquée par un virus appelé"virus leucémogène félin" ou fe.L.V. La contamination s'opère par contact direct entre chats et peut se faire par la salive, du sang ou lors de rapports sexuels. Les chatons peuvent aussi contracter le virus dans l'utérus de la mère, ou par le lait maternel. Le temps d'incubation est en moyenne d'1 à 2 ans, certains chats ne développeront pas la maladie mais seront contagieux pour les autres.

Le virus gagne les ganglions puis se propage dans le sang, la moelle et détruit peu à peu le système immunitaire. Des tumeurs peuvent apparaître ainsi que des infections secondaires, il n'existe pas de traitement et la mort est inéluctable.

LES AFFECTIONS NEUROLOGIQUES


Les affections cérébrales se traduisent très schématiquement par deux grands syndromes, les crises convulsives et les pertes de l'équilibre et de la coordination motrice (encore appelées ataxie). L'épilepsie peu fréquente chez le chat mais souvent spectaculaire, se traduit par des crises convulsives plus ou moins fréquentes, d'une durée de quelques minutes et pouvant se traduire par quelques tremblements, ou par des mouvements violents avec perte de connaissance, émission de bave, d'urine et de selles. Une infection cérébrale comme la rage entraîne des convulsions. Des bactéries, des champignons ou des parasites comme l'agent de la toxoplasmose, peuvent aussi en être responsables. Certains troubles métaboliques peuvent également être incriminés comme l'éclampsie, l'hypoglycémie, un déséquilibre acido-basique sanguin ou certaines affections hépatiques. Reste à citer certains toxiques convulsivants comme le métaldéhyde, les insecticides et le plomb.

Les trois origines de l'ataxie
L'ataxie vestibulaire a pour siège l'oreille interne. L'affection est généralement unilatérale et engendre des symptômes assez caractéristiques : le chat baisse la tête du côté malade, a tendance à se déplacer en rond et peut chuter du côté de la lésion. L'origine peut être congénitale, inflammatoire (otite moyenne et otite interne), tumorale, traumatique ou vasculaire. L'ataxie cérébelleuse a son siège dans le cervelet comme par exemple dans l'hypoplasie cérébelleuse du chaton. Elle est congénitale ou le plus souvent d'origine virale (typhus). Au repos le chaton est normal, mais il a des difficultés à trouver son équilibre en se levant et l'amplitude des mouvements est exagérée pouvant entraîner des chutes. L'ataxie médullaire se traduit par un balancement du train arrière à l'arrêt et en mouvement, une exagération des mouvements des membres et parfois un appui sur la face dorsale des doigts.

Les affections médullaires
Les affections médullaires, les plus fréquents sont une paralysie légère et incomplète d'un ou plusieurs membres (parésie), la paralysie totale du train postérieur (paraplégie), une perte de sensibilité, des douleurs, des troubles fonctionnels (incontinence)...

Les causes de ces pathologies peuvent être diverses ,-
- Héréditaires : relativement nombreuses, elles ont généralement des répercussions catastrophiques sur le bien-être de l'animal.
- Infectieuses : elles sont principalement au nombre de trois. Les myélites sont le plus souvent d'origine virale, c'est le cas dans la Péritonite Infectieuse Féline. Les méningites sont assez rares chez le chat. Les infections du disque intervertébral sont secondaires à un foyer infectieux situé dans un autre organe.
- Traumatiques : ce sont essentiellement les luxations vertébrales et les hernies discales.
- Vasculaires : provoquées par des embolies.
- Tumorales : des corps vertébraux ou de la moelle épinière.


LES SYNCOPES SONT SPECTACULAIRES
Elles se traduisent par une perte de conscience complète, brutale et réversible d'une durée de 2 à 3 minutes. Le sujet chute sur le sol, perd toute tonicité et ne répond à aucun stimuli. Sa respiration est superficielle, le pouls est très faible. Les causes les plus fréquentes sont d'origine cardio-vasculaire telle l'insuffisance cardiaque ou l'hypotension. Des troubles métaboliques peuvent également être responsables de syncopes comme par exemple l'hypoglycémie. Le seul traitement envisageable est celui des causes.

L'OBESITE CHEZ LE CHAT

D'après différentes études vétérinaires, plus de 40% des chats sont obèses. Pas grave? Si, justement ! L'obésité est un véritable problème de santé, qu'il faut combattre vite et bien.
Les croquettes allégées
Comme chez l'homme, les kilos en trop se fixent avec l'âge (entre 6 et 8 ans). Ils favorisent le diabète, l'arthrose, l'insuffisance cardiaque et le développement des infections. Résultat ? Un chat obèse peut perdre au moins deux ans d'espérance de vie.
Régime sur-mesure
Inutile de réduire ses rations alimentaires: un chat, même trop gros, doit pouvoir grignoter toute la journée. Troquez ses menus standards pour des croquettes diététiques enrichies en fibres et allégées en graisses (grandes surfaces ou animaleries) et respectez soigneusement les indications portées sur l'emballage.
Je supprime les en-cas
Un carré de fromage, le fond d'un yaourt, un bout de jambon... les en-cas qu'on distribue avec plaisir peuvent avoir des conséquences graves. Un petit bol de lait équivaut par exemple à plusieurs barres de chocolat pour nous. Alors, imaginez l'ampleur des dégâts... D'autant que d'après des études récentes, les restes représentent souvent plus de la moitié de l'alimentation quotidienne d'un chat.
Les nouvelles règles
Interdiction de fouiller dans la poubelle, de renifler les casseroles ou de réclamer à table I Les repas doivent se limiter au contenu de la gamelle. Des croquettes " light " et rien d'autre
La règle est la même que pour nous : moins il bouge, plus il prend du poids. A raison d'une sortie dans le jardin ou d'une séance de jeux de 10 à 15 minutes par jour, l'exercice peut l'aider à combattre l'ennui et à retrouver sa ligne.
La bonne option
Variez les divertissements pour le détourner de son écuelle. Cachez des croquettes dans une chaussette, faites-le courir avec un bouchon de liège attaché à une ficelle, improvisez aussi des parcours d'obstacles...
Je surveille de près son poids
Patience ! La perte de poids ne peut être que progressive pour ne pas affaiblir l'organisme. Un chat qui pèse 15 à 20 % de plus que son poids idéal (entre 5 et 10 kilos suivant les races) doit suivre en moyenne un régime d'au moins 3 mois.
Il est obèse si...
On ne sent pas du tout ses côtes
La base de sa queue forme une boule épaisse
On ne voit pas sa taille de profil
II pèse 15 à 20% plus lourd que son poids idéal

LA PEAU ET SES PROBLÈMES

La peau assure les échanges avec le milieu extérieur. Elle est fragile car soumise en permanence à de nombreuses agressions et donc susceptible de développer différentes affections qu'il est possible de prévenir par un entretien sérieux et régulier. Interface entre le corps et le milieu extérieur, la peau remplit de nombreuses fonctions essentielles. Les nombreuses terminaisons nerveuses présentent dans le derme et l'hypoderme sont responsables de la sensibilité et du sens du toucher. La peau empêche la sortie de l'eau et des molécules organiques, mais interdit également l'entrée des bactéries et de certaines molécules. Néanmoins quelques substances comme des médicaments, des toxiques, des hormones..., peuvent être absorbées. C'est également un régulateur thermique et le sébum forme un film protecteur du pelage. Elle stocke les graisses et synthétise la vitamine D3.

La peau est une structure complexe constituée de 3 étages. Le plus superficiel est l'épiderme, divisé en quatre couches. Sous l'épiderme, on trouve le derme constitué de 2 épaisseurs. Il contient les fibres élastiques et le collagène responsables de la souplesse et de la résistance de la peau. L'hypoderme, étage le plus profond, est un tissu riche en cellules graisseuses. Deux annexes principales sont présentes dans la peau : les glandes sébacées et les follicules pileux.

La mue

La mue est un phénomène naturel permettant le renouvellement de la totalité du poil. Elle a également pour conséquence de permettre au chat de bénéficier d'une toison plus opulente l'hiver pour se protéger du froid et moins dense l'été pour supporter la chaleur. La mue se produit normalement deux fois par an, la plus importante étant la mue de printemps correspondant au remplacement de la robe d'hiver par la robe d'été. Pour des raisons de mode de vie ou de mauvaise alimentation, le chat peut perdre ses poils toute l'année rendant ainsi imperceptible ce phénomène de mue.

Infections et parasitoses
Un abcès se présente sous la forme d'une tuméfaction chaude et
douloureuse au toucher duquel le pus s'écoule. La pyodermite est une infection de la peau caractérisée par l'apparition de croûtes sous lesquelles se forme du pus.
Les puces non contentes de prélever du sang peuvent être responsables de diverses maladies dont les plus fréquentes sont les dermatites révélées par des démangeaisons plus ou moins importantes, la plus spectaculaire étant la DAPP. Elles sont également le vecteur du ténia.
La gale est provoquée par un acarien qui creuse des galeries dans l'épaisseur de la peau. Elle est surtout présente au niveau du cou et se traduit par des lésions écailleuses. Elle s'élimine par un traitement acaricide. À la fin de l'été, le chat peut souffrir des aoûtats. Ces parasites se localisent surtout au niveau des bouts de patte.
Les mycoses sont des affections provoquées par des champignons, la plus fréquente étant la teigne. Elle se traduit par des zones dépliées circulaires et couvertes de petites pellicules.

Hormones et allergies
L'acné du menton est une affection hormonale assez fréquente chez le chat. Elle se traduit par l'apparition de petites élevures suppurantes et sensibles. Une hypersécrétion des glandes sébacées situées à la base de la queue peut provoquer le "syndrome de la queue grasse". Un hyperfonctionnement des glandes surrénales entraîne une chute de poils abondante et une robe terne. De nombreuses autres maladies souvent graves peuvent entraîner une modification visible du poil qui le plus généralement devient terne, emmêlé, avec des bourres difficiles à ôter ou/et des chutes parfois spectaculaires. C'est le cas par exemple du diabète ou de l'insuffisance rénale chronique. L'allergie cutanée la plus fréquente est provoquée par une piqûre de puce, mais de nombreux produits (aliments compris) peuvent également en être responsables. Elle provoque des démangeaisons puissantes que le chat aggrave en se grattant et en se léchant. Le cancer de la peau se traduit par de petites élevures dures et douloureuses le plus souvent au niveau de la tête. Elles peuvent ensuite se répandre sur tout le corps.


LA PIF

La PIF est une maladie redoutable provoquée par un coronavirus. Elle atteint en priorité les chatons pour lesquels elle est la première cause de mortalité. Cette maladie est toujours mortelle lorsque les symptômes se déclarent.

Le chaton se contamine à partir de sa mère porteuse saine. Une fois infecté il devient à son tour contaminant pour le reste de la portée. La contagion peut également être assurée par le milieu extérieur dans lequel le virus déposé par l'intermédiaire de la salive ou des excréments est extrêmement résistant (parfois plus de deux mois !). C'est la raison pour laquelle les mesures d'hygiène sont primordiales dans la prévention et l'élimination de la maladie et notamment la désinfection des locaux et des accessoires avec des produits auxquels le virus est sensible (eau de Javel par exemple).
Comme il n'existe pas vaccin contre la PIF, il e Important d'observer des règles d'hygiène strictes.

Après une incubation pouvant aller de quelques jours à quelques années, les symptômes apparaissent. Ils peuvent d'emblée être spectaculaires ou au contraire rester très frustres pendant longtemps avant d'évoluer gravement. Certains chats restent porteurs du virus sans extérioriser la maladie mais en pouvant la transmettre. La PIF peut prendre trois formes principales.
La forme sèche peut concerner n'importe quel organe. Lorsque le système nerveux est atteint, on constate des crises de convulsions, des tremblements de la tête, de l'incontinence urinaire suivis d'une paralysie. L'atteinte du rein provoque une insuffisance rénale, celle du foie une insuffisance hépatique.

On peut parfois constater des hémorragies de la rétine.
Dans la forme humide, le thorax ou/et l'abdomen se remplissent de liquide du fait de l'inflammation de certains vaisseaux sanguins engendrant une fuite de protéine du plasma sanguin vers les grandes cavités (thorax, abdomen, péricarde). Lorsque le liquide envahit le thorax on constate des difficultés respiratoires et une discordance. Lorsque le liquide envahit l'abdomen, on a un gonflement important de l'abdomen, de la diarrhée, des vomissements...
On a récemment décrit une forme intestinale nodulaire génératrice de diarrhées et de vomissements. Une masse intestinale anormale est détectable à la palpation. Elle évolue progressivement vers la forme humide.

LES PLANTES TOXIQUES

Pas de panique ! Les intoxications par les plantes ne représentent que 5 % des cas d'intoxication du chien et du chat contre 50 % d'intoxications dues aux pesticides, l'anti-limace en tête !
Au jardin, quelques plantes sont mortelles même à faible dose. C'est le cas de l'aconit, des ancolies, des delphiniums (ou pieds d'alouette), du ricin ou des colchiques qui ornent fréquemment les massifs de vivaces ou d'annuelles. L'if, un arbuste d'ornement et de haie, est aussi très courant. Toutes ses parties sont toxiques y compris les graines. Troupeaux, chevaux (et enfants) en ont fait les frais. Seule la baie - l'arille - située autour de la graine n'est pas dangereuse.
Quelques plantes sont considérées comme dangereuses sans pour autant être mortelles. C'est le cas des hortensias, des lauriers (tous les lauriers sauf le laurier sauce), du lierre ou du lupin. De nombreux végétaux se sont révélés toxiques soit par contact (irritation) soit par ingestion mais en assez grande quantité. Les renoncules, le buis, le chèvrefeuille, les euphorbes, le houx, les azalées, la vigne vierge, la glycine, les cytises sont les plus courantes. Les baies des cotonéasters ou les parties vertes de la tomate sont aussi incriminées. Dans ce cas, le fait de les mâchouiller provoque des brûlures à l'intérieur de la bouche.
Si vous devez laisser votre compagnon en liberté, éliminez ou éloignez ces plantes de votre balcon ou de votre jardin le temps que votre compagnon grandisse un peu. Si c'est impossible, utilisez un répulsif chats et chiens. Attention, l'odeur est parfois repoussante aussi pour les humains ! Chiots et chatons partent à la découverte de leur environnement. Ils déterrent et mâchouillent tout ce qui tombe à leur portée. Plus tard, le chat aura besoin d'herbe. Mettez de l'herbe à chat à sa disposition pour limiter ses besoins d'agression sur vos plantes vertes.

Les danger des plantes d'intérieur
Un très grand nombre de plantes d'intérieur très courantes dans les appartements sont très toxiques. La famille des aracées avec les arums et les anthuriums est une des plus toxiques. Deux baies d'arum suffisent pour provoquer la mort d'un mammifère. Méfiez-vous également des végétaux de la famille des liliacées, des euphorbes et des apocynacées (pervenche). Le bulbe d'amaryllis que votre chaton pourrait bien déterrer et grignoter en votre absence est aussi toxique. Une majorité de plantes d'intérieur seraient plus ou moins toxiques pour les animaux. Le poinsettia, le dieffenbachia, le spathiphyllum sont très fréquents dans les maisons, comme le caoutchouc ou le philodendron. Souvent exotiques et d'origine lointaine, la toxicité pour les animaux des plantes d'intérieur moins courantes que celles-ci n'est pas toujours connue. Les fleurs ne sont pas plus inoffensives. Le muguet serait la première source d'intoxication chez le chat. Attention en particulier à l'eau des fleurs ! Le lis, rarement cité, est aussi une plante qui s'est avérée très dangereuse.

 

PNEUMONIE ET BRONCHO-PNEUMONIE


Moins grave que le coryza, cette maladie est provoquée par l'herpès virus félin. La contagion se fait par contact direct entre un individu malade ou porteur et un individu sain durant les dix premiers jours de la maladie. Elle a lieu par l'intermédiaire des sécrétions nasales, buccales et oculaires.

Après une durée d'incubation comprise entre deux et dix jours, la maladie débute par une poussée de fièvre accompagnée d'une baisse de l'appétit. Très rapidement suivent des écoulements importants au niveau du nez et des yeux, clairs au début puis muqueux et purulents. Le malade est sujet à de fréquentes quintes de toux et à des éternuements. À ce tableau clinique peuvent s'ajouter des complications diverses telles une kératite ulcéreuse, une pneumonie, des avortements ou de la mortinatalité.


Chez les adultes, les symptômes s'atténuent spontanément puis disparaissent en une vingtaine de jours. Néanmoins, chez les chatons ou les adultes affaiblis, peuvent persister des séquelles.
Il existe des chats porteurs sains, c'est-à-dire que le virus possède la propriété de rester à l'état latent chez des animaux apparemment guéris. Ils sont capables de transmettre la maladie puisque l'on considère que plus de la moitié de ces individus excrètent du virus par intermittence.
Le traitement passe par l'utilisation de collyres anti-infectieux et anti-inflammatoires ainsi que par des séances de fumigation qui donnent généralement d'excellents résultats surtout lorsqu'ils sont entamés précocement.
Contre cette maladie l'utilisation du vaccin groupé cité dans le paragraphe précédent est impératif. Il est parfaitement efficace, facile à mettre en oeuvre. Il peut être pratiqué seul ou associé avec celui de la panleucopénie (typhus).

LES PUCES

Les chats sont très sensibles aux puces qui se déplacent en courant et en sautant. Malgré leur petite taille, entre 2,5 et 3,5 mm, ces parasites temporaires peuvent être nuisibles à la santé surtout chez les jeunes chats. Visibles à l'oeil nu, les puces se nourrissent du sang de votre animal et de développent surtout sous les chaleurs de l'été. Le problème c'est qu'elles se multiplient facilement. Une puce femelle pond entre 20 et 30 oeufs par jour !

Les larves dormantes se transforment en puces quand elles sont arrivées à maturité. C'est à ce moment-là qu'elles sautent sur le chat pour se nourrir de son sang. En effet, la contamination se fait rarement par contact direct d'un chat à un autre. Les larves dormantes se trouvent dans le sol et dans les endroits de la maison fréquentés par le chat. Le moyen de les détecter est la présence de petits crottes (excréments des puces) qui ont la forme de petits points noirs.

Les dangers liés à la puce :

-les démangeaisons.

-L'anémie chez le chaton. Les puces affaiblissent les chatons et les exposent à toutes sortes de maladies.

-Le ténia ou vers plats. Si le chat avale une puce en essayant de s'en débarrasser, il peut alors être contaminé par un parasite interne que l'on appelle ténia. Ce vers apparaît dans les selles de l'animal sous forme de grains de riz.

Prévention :

-collier insecticide efficace pendant environs 3 mois, choisir un modèle avec élastique afin que le chat ne s'étrangle pas.

-insecticide en pipettes à appliquer à la base du cou de l'animal, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.

Traitements :

En cas d'infection, il faut traiter aussi la maison en pulvérisant les lieux avec un aérosol spécial, ainsi que la litière, le panier du chat et surtout les tapis. Le chat est traité avec des poudres, sprays, shampooings ou pipettes.

LA RAGE

la rage est une maladie mortelle et transmissible à l'homme.

Elle fait donc l'objet d'une surveillance sanitaire stricte.

La vaccination contre la rage est obligatoire pour tout les animaux séjournant en pension, camping ou autre centre de vacances.
Elle est obligatoire pour la Corse, les DOM et de nombreux pays étrangers.


La rage est une maladie d'origine virale pouvant atteindre aussi bien tous les animaux à sang chaud que l'homme. Cette infection est incurable et mortelle à 100 % une fois qu'elle est déclarée.

En France, un certain nombre de départements (31 en tout dans la zone quart nord est du territoire) restent contaminés, malgré le net recul observé ces dernières années grâce en particulier à la vaccination orale des renards à l'aide d'appâts vaccinaux. Depuis 1968, date de sa réapparition en France, la rage a tué plus de 45 000 animaux, dont 35 000 renards, 3 500 bovins, 1 600 chats et 1 000 chiens.

La contamination de l'homme se fait dans 50 % des cas par des herbivores domestiques, dans 23 % des cas par des chats, 15 % par des chiens et 12 % par des animaux sauvages.

La rage est une maladie légalement réputée contagieuse (MLRC) et sa déclaration est obligatoire. Toute suspicion de rage sur une personne, un animal domestique ou sauvage, doit être déclarée à la mairie et à la Direction Départementale des Services Vétérinaires.

L'incubation est plus ou moins longue, pouvant aller jusqu'à plusieurs années (en moyenne 15 à 60 jours), et aboutit à une encéphalomyélite mortelle.

Cas du chat :

Le chat enragé a tendance à se cacher ; il devient agressif, irritable et finit par se paralyser. Il bave également du fait de l'impossibilité de déglutir. La mort survient en 3-6 jours.

Le risque rabique chez l'homme

Les risques sont nuls lorsque les contacts sont directs ou indirects sur peau saine. Ils sont faibles lorsqu'il y a eu simplement un léchage sur peau excoriée ou des morsures superficielles (en dehors de la tête et des extrémités). Par contre, les risques sont élevés lorsqu'il s'agit de morsures de la face, des extrémités, de morsures profondes ou multiples ou encore de contacts muqueux.

La matière virulente est la salive. La contamination se fait donc dans la majorité des cas par morsure, mais elle peut avoir lieu lors de griffure s'il y a un contact avec la salive ou par contact cutané avec la salive en cas de blessure même minime.

LA TEIGNE

Le champignon du genre microsporum (90 % des cas) ou trichophyton (10 %) s'installe sur la peau, mais aussi dans les autres tissus riches en kératine comme les griffes. La fourrure (ou le plumage) de nos compagnons est la première à en pâtir, en particulier celle à poils longs et denses comme chez les chats persans. Bien que la teigne soit plus gênante que grave,
elle fait partie des zoonoses, les infections naturellement transmissibles à l'homme et vice-versa. De plus, les enfants sont plus souvent touchés que les adultes. Autant de raisons pour ouvrir l'œil, et le bon !

Symptômes
Dans sa forme la plus typique, la teigne provoque des pertes de poils (dépilations) arrondies, en forme de pièces de monnaie. Le dos, la face ou les pattes peuvent être touchés. La teigne est alors facilement reconnaissable, a fortiori si le maître se retrouve avec des cercles rouges qui le démangent énormément sur la peau. Mais parfois, la maladie n'est pas si identifiable : votre compagnon a juste un pelage en mauvais état, avec des squames (la peau devient écailleuse et se détache en lamelles) ici et là, ou encore, quelques croûtes. Et contrairement à l'humain, un animal victime de la teigne n'est pas spécialement sujet aux démangeaisons. Il y a même des animaux porteurs du champignon qui ne développent pas de lésions, ce qui ne les empêche pas, malgré l'absence de symptômes, de contaminer d'autres animaux ou leur propriétaire ! Si plusieurs personnes présentent une teigne dans l'entourage d'un animal sain en apparence, il y a de quoi s'alarmer ! Au moindre doute, un avis vétérinaire s'impose car s'il s'agit bien d'une teigne, elle ne pourra pas disparaître sans traitement. De plus, toute la maisonnée risque d'être contaminée. Le champignon responsable de la teigne dispose en effet d'une arme très efficace pour se propager : il émet des spores (formations arrondies sous lesquelles peuvent se présenter des bactéries) capables de survivre sur la peau d'un animal, mais aussi sur ses accessoires (couverture, niche, etc.) au risque de contaminer tout autre animal qui s'aventurerait par là. Une simple caresse, un chat qui se frotte à une jambe, suffisent effectivement pour être infecté. Autrement dit, tant qu'on n'aura pas éliminé de notre environnement jusqu'au dernier spore indésirable, une contagion reste toujours possible.


Traitement intérieur et extérieur
Un anti- fongique local (un produit qui détruit les champignons) et un antifongique général (par voie orale) afin d'accélérer la guérison. Il faut compter plu sieurs semaines de traitement. Et comme si ce n'était pas déjà assez contraignant, il faut en plus traiter tous les autres animaux de la maisonnée. Sans oublier un antifongique
pour traiter l'environnement et éliminer jusqu'à la dernière spore : tapis, moquette, canapés, panier, couverture, cages, brosses, litières, bols, jouets, tapis à griffes, harnais, séchoirs, rasoirs, tout ce qui a pu être au contact de l'animal malade doit être décontaminé (ou si c'est impossible, jeté dans un sac poubelle fermé). Cela commence par un gros ménage à fond, avec passage de l'aspirateur dans les moindres recoins (et changement immédiat du sac), et pour les carrelages, de l'eau de Javel pure ou diluée au l/10e, suivi d'un traitement antifongique spécial pour la maison. C'est fastidieux, mais c'est le prix à payer pour vous débarrasser de ce champignon.

LA TOXOPLASMOSE

La toxoplasmose est due à un parasite microscopique vivant dans l'intestin grêle du chat. Des kystes sont éliminés avec les matières fécales et le chat se contamine en mangeant des petits mammifères ou des oiseaux ayant ingéré ces kystes. Les symptômes sont frustres , seule une petite diarrhée transitoire peut être constatée. L'homme peut être contaminé par le toxoplasme soit en ingérant des aliments souillés par des fèces de chat ou de la viande insuffisamment cuite et renfermant des kystes (surtout porc et mouton).

LE TYPHUS

Le typhus est appelé encore panleucopénie du chat c'est une maladie devenue rare mais mortelle à 90% chez les jeunes. Elle est très contagieuse.

Elle affaiblie très rapidement le malade qui est déshydraté en raison d'une forte diarrhée et de vomissement violent.

Là encore la vaccination est primordiale
C'est une maladie causée par un parvovirus. Ce virus aime se multiplier dans les cellules qui se divisent rapidement et donc principalement dans l'intestin et la moelle osseuse. Pour cette raison, l'infection par le parvovirus provoque des symptômes digestifs (diarrhée sévère et parfois hémorragique) et une diminution de la production de globules blancs par la moelle osseuse.

Le virus est très résistant dans l'environnement et se transmet par voie orale ou nasale. La chatte gestante peut également transmettre le virus aux foetus qu'elle porte via le placenta. Dans ce cas, les foetus meurent ou les chatons naissent avec des lésions du cervelet. Ils ne possèdent alors aucun équilibre et sont incapables de se déplacer normalement.

Grâce à la vaccination systématique des chats, la maladie est devenue relativement rare. Malheureusement, certains chats non vaccinés, notamment ceux accueillis dans les refuges et les chats errants, sont encore infectés par le virus et peuvent le répandre dans le milieu extérieur où il est capable de survivre plus d'un an.

De plus, les chats adultes sont souvent résistants à la maladie et ne souffrent pas de symptômes sévères. Cependant, après leur guérison, ils continuent d'excréter le virus pendant plusieurs mois et représentent ainsi une source importante de contamination. Le chaton, quant à lui, développe une maladie grave qui est mortelle dans 50 à 90% des cas. Atteint d'anorexie, de diarrhée sévère, de vomissements et de douleurs abdominales, il se déshydrate rapidement et peut mourir 1 à 3 jours après le début des symptômes.

Si votre chat est atteint de panleucopénie, il aura besoin d'être placé sous perfusion afin de lutter contre la déshydratation. L'administration d'antibiotiques s'avère parfois nécessaire, ainsi qu'un médicament contre la diarrhée et les vomissements éventuels. De plus, il existe un traitement consistant en l'injection d'antiviraux permettant de stopper la multiplication du virus et ainsi d'empêcher la propagation de la maladie.

 

LA VACCINATION DU CHAT

 

LES VACCINATIONS INCONTOURNABLES :


Le typhus ou leucopénie infectieuse :
Maladie virale (famille des Parvovirus) devenue rare grâce à la vaccination, mais extrêmement contagieuse, dont les conséquences sont souvent fatales chez les jeunes chats. Elle ne se transmet pas à l'homme, ni aux autres animaux domestiques. Ses symptômes sont des vomissements violents, des diarrhées, une forte fièvre, et une déshydratation.

Le coryza du chat :
Infection des voies respiratoires supérieures du chat dues dans 80% des cas à l'action d'un Herpès virus félin ou d'un Calicivirus. Cette infection, excessivement contagieuse, se caractérise par des éternuements en série, nez bouché, yeux larmoyants ou collés, fièvre, perte d'appétit souvent en relation avec la perte de son odorat, tous ces symptômes entraînent le plus souvent un grand état de faiblesse chez l'animal. Malheureusement le vaccin ne va pas protéger totalement l'animal, mais il atténuera considérablement les effets de la maladie.

La leucose féline :
Rétrovirus (Leucèmogène Félin) touchant près de 10% de la population féline, souvent dénommée "SIDA du chat", pouvant provoquer anémie, infections, cancer du sang, et dont l'issue est souvent fatale. Les chats contractent ce virus par contact direct (nez à nez) mais aussi par morsure et par l'intermédiaire des litières. Il ne se transmet pas à l'homme, ni aux autres animaux. Nous vous conseillons de faire vacciner votre compagnon en ayant préalablement effectué un dépistage sanguin. Ce vaccin représente une des grandes avancées de la médecine féline actuelle.

La chlamydiae :
Infection des yeux et des voies respiratoires supérieures. Un vaccin existe pour cette maladie. Il est fortement conseillé (souvent réalisé en association avec celui du typhus et du coryza).

La rage :
Maladie du système nerveux, toujours fatale et extrêmement contagieuse pour les humains. Quasiment éradiquée en France, le vaccin reste obligatoire si vous souhaitez voyager avec votre compagnon à l'étranger ainsi que dans certains départements français, de même il sera exigé pour participer à des expositions ou des concours.

LA VERMIFUGATION DU CHAT


La vermifugation permet de débarrasser le tube digestif des parasites internes et ainsi réduire le risque de transmission à l'homme (toxoplasmose). Elle doit débuter avant ses premières vaccinations, dès l'âge de 15jours, puis tous les mois jusqu'à l'âge de 6 mois. A l'âge adulte une à quatre fois par an suivant la fréquence des sorties et des contacts avec ses congénères. De nombreux vermifuges sont disponibles sur le marché, mais les plus performants se trouvent chez votre vétérinaire.

LE VIEILLISSEMENT CHEZ LE CHAT

Si la majorité des chats affiche une espérance de vie moyenne d'une dizaine d'années, certaines espèces peuvent vivre jusqu'à 15 ans et plus avec une augmentation des petits tracas dus à la vieillesse.

1. Mon chat dort toute la journée.
Oui, complètement. Avec l'âge, les chats perdent beaucoup de force et d'énergie et ont besoin de beaucoup plus de temps de repos qu'un jeune chat. Contrairement aux humains, ils ont une faculté bien plus importante à se reposer et passent donc clairement une grosse partie de la journée à dormir. Leurs cycles de sommeil ont tendance à s'allonger. Il est important de ne pas déranger votre chat ni de l'exciter pendant ses phases de repos : plus le chat dort, plus il reprend des forces et plus il pourra s'amuser avec vous à son réveil.

2. Pourquoi dort-il en dehors de sa couche ?
Si pendant des années, votre chat est resté tranquillement dans sa couche habituelle, il se peut qu'il change ses habitudes lorsqu'il devient plus vieux. C'est tout à fait logique car avec l'âge, il peut se produire des dérèglements de sa température corporelle : il va donc chercher les endroits chauds en priorité et s'installer dans des endroits plus calmes. Le mieux est de ne pas le forcer à rester dans sa couche mais au contraire de lui faciliter la vie en lui mettant une couverture supplémentaire. S'il a vécu dans une couche placée en hauteur, il se peut aussi qu'il ne possède plus assez de force pour y grimper.

3. Mon chat se contorsionne dans tous les sens
Plusieurs symptômes peuvent aboutir à une telle situation, les trois plus fréquents étant une crise d'épilepsie, une lésion cérébrale ou une attaque cardiaque. Le chat, généralement, s'effondre, puis pédale des pattes dans le vide, pour se rigidifier ensuite. Il est préférable de prévenir immédiatement votre vétérinaire qui vous indiquera quelle marche à suivre en fonction des symptômes. Dans tous les cas, le mieux est de minimiser les stimulations qui peuvent l'exciter comme la lumière, la télévision, etc.

4. Mon chat traîne ses pattes arrières
Urgence absolue ! Prenez tout de suite la température de ses pattes, si celles-ci sont gelées et ne répondent plus, il s'agit certainement d'une thrombose iliaque. Un caillot sanguin vient de se bloquer et empêche le sang de passer. Il faut rapidement intervenir car ce problème peut causer de graves séquelles à l'animal.


5. Mon chat devient sénile
La vieillesse est malheureusement accompagnée de pertes de mémoire, de troubles cognitifs et d'un ralentissement généralisé de son activité cérébrale. Si cette maladie n'est pas obligatoire, elle est relativement fréquente et peut être assimilée à un type de maladie d'Alzheimer. Le mieux est de demander conseil à votre vétérinaire qui pourra vous conseiller des médicaments et un régime adaptés pour améliorer l'état de santé de votre chat.


6. Mon chat devient sourd
C'est là aussi un processus naturel dû aux vieillissements des cellules de l'ouïe des félins. Si, malheureusement, il n'existe pas d'appareil comme pour les êtres humains pour remédier à ce problème, il existe quelques méthodes pour adoucir la vie de votre chat : tout doit être fait pour avertir et surveiller votre animal car il sera plus vulnérable et anxieux. Utilisez moins votre voix pour annoncer votre présence et plus des frappes sur le sol qui vont permettre d'annoncer votre présence par des vibrations. Faites aussi plus attention à vos déplacements pour éviter de marcher sur votre animal préféré.


7. Mon chat ne fait plus sa toilette
C'est certainement l'inconvénient majeur de la vieillesse : les chats n'ont plus la force de faire leur toilette ou sont devenus tellement gros qu'ils ne parviennent plus à atteindre des parties de leurs corps. Vous n'avez pas d'autre choix que de brosser son pelage pour répartir de manière uniforme son sébum.
8. Mon chat n'est plus propre.
Comme pour son espace de repos, votre chat va chercher de nouveaux endroits plus adaptés à sa nouvelle condition. Il faut donc lui faciliter la tâche en plaçant dans un coin calme sa nouvelle litière au plus près du sol. Des médicaments contre l'incontinence peuvent permettre de réguler ses besoins et l'aider à se contrôler plus facilement.


9. Mon chat miaule tout le temps
Sans aucun doute par un effet combiné de sa perte de mémoire et d'audition. Votre chat se sent en effet isolé et entend moins bien qu'avant son environnement extérieur. Bref, il essaie de compenser cette situation par tous les moyens en sa possession et crie plus fort.


10. Mon chat devient aveugle
Une fois de plus, ce sont les effets du vieillissement. Ne vous inquiétez pas : votre chat possède d'autres moyens pour se repérer dans son environnement et compensera la baisse de sa vue grâce à sa bonne connaissance de son environnement.

 

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