Temple
Grandin
Une femme extraordinaire qui a étudié les animaux pendant 30 ans et a cherché a améliorer leurs conditions de vie. Elle a utilisé les mystères de l'autisme dont elle est atteinte pour comprendre et décoder le comportement animal. Elle nous explique comment les animaux communiquent, pensent, ressentent la souffrance et la peur, l'agressivité, l'amour et l'amitié. Elle pense en particulier que le langage n'est pas indispensable à la pensée et que les animaux ont bel et bien une conscience et comme les humains ils utilisent leurs émotions pour prendre des décisions et prévoir le futur.
Livre "l'interprète des animaux" édition O.Jacob
Temple Grandin (née le 29 août 1947), professeur
de l'Université du Colorado, est une spécialiste de renommée
internationale en zootechnie. Propriétaire d'une entreprise de
conseils sur les conditions d'élevage des animaux qui a fait d'elle
une experte en conception d'équipements pour le bétail,
Temple Grandin est également professeur en sciences animales de
l'université de Fort Collins (Colorado).
Elle écrivit, après avoir visité un abattoir shehita
, " J'ai des cauchemars depuis que j'ai visité l'usine de
Spencer Foods en Iowa il y a quinze ans. Des employés portant des
casques de football tiraient avec des lanières attachées
au museau d'animaux à bout de souffle, maintenus par une chaîne
entourant une de leurs pattes arrières. Chaque animal terrifié
était forcé, avec une tige électrique, de pénétrer
sur une plate-forme avec un plancher glissant à 45 degrés.
Les animaux glissaient alors, puis tombaient et les employés les
élevaient dans les airs par la patte attachée. Comme je
fixais cette abomination, j'ai pensé : Ça ne devrait pas
se produire dans une société civilisée. Si l'enfer
existe, j'y suis. Je me suis promise d'inventer un système plus
éthique pour les animaux" " Du point de vue du bien-être
de l'animal, la considération première pendant l'abattage
est surtout la méthode stressante et cruelle de rétention
utilisée dans plusieurs abattoirs."
Elle est aussi mondialement connue pour ses différents articles
parus dans la presse spécialisée sur les questions d'autisme
(" transition from the world of school into the world of work ",
" an inside view of autism " etc.) et ses deux ouvrages autobiographiques.
Temple Grandin est également une autiste de haut niveau dont l'itinéraire
est exemplaire. À travers son expérience personnelle, elle
tente de faire découvrir l'autisme de l'intérieur, de donner
quelques éléments de compréhension tant aux proches
qu'aux professionnels qui les côtoient. Ma vie d'autiste est son
premier ouvrage, il est paru aux États-Unis en 1994.
Boris
Cyrulnik

Ce neuropsychiatre qui n’a cessé de consoler les abîmés, aura mis
soixante-quatre ans avant de se désigner comme le plus mal parti d’entre
eux. Comment imaginer que cet homme au sourire tranquille, au savoir lumineux,
fut, à 5 ans, un orphelin traqué, petit juif condamné à mort, évadé courageux,
seul, ballotté dans un cauchemar ?
Responsable d'un groupe de recherche en éthologie
clinique à l'hôpital de Toulon et enseignant l'éthologie
humaine à l'Université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik
est surtout connu pour avoir développé le concept de "
résilience " (renaître de sa souffrance). Sa contribution
à la science réside dans son engagement : Boris Cyrulnik
voit d'abord l'éthologie comme " un carrefour de disciplines."
Boris Cyrulnik est né dans une famille juive dont le père
est ébéniste, puis engagé dans la Légion étrangère.
Durant l'Occupation, ses parents le confient à une pension pour
lui éviter d'être arrêté par les Allemands,
pension qui le placera ensuite à l'Assistance publique. Il y est
récupéré par une institutrice bordelaise, Marguerite
Farge, qui le cache chez elle, rue Adrien Baysselance. Mais au cours d'une
rafle, il est regroupé avec d'autres Juifs, dont beaucoup d'enfants,
à la Grande synagogue de Bordeaux. Il parvient à se cacher
dans les toilettes, évitant le sort des autres raflés, emmenés
vers la gare Saint-Jean pour y être déportés. En se
faufilant hors de la synagogue, une infirmière le cache dans une
camionnette (qu'il prend alors pour une ambulance). Il sera ensuite pris
en charge et caché par un réseau, puis placé comme
garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu'à la
Libération. Ses parents, eux, mourront en déportation. Cette
expérience personnelle traumatisante le poussera à devenir
psychiatre. Il est recueilli à Paris par une tante, Dora, qui l'élèvera.
Boris Cyrulnik est l'un des pionniers de l'éthologie française.
Il est aussi neuropsychiatre, psychanalyste, psychologue, auteur de nombreux
ouvrages. Il fait partie de ces hommes qu'une enfance instable et sans
famille n'ont pas rendu amer mais au contraire curieux de l'univers du
vivant. De ce manque d'identité et de références,
il a fait un tremplin qui l'a obligé, pour survivre, à se
poser des questions constructives sur la nature humaine et à se
chercher dans toutes sortes de milieux sociaux.
Jane
Godall (étudie les chimpanzés
en Tanzanie)
Elle passa son temps à sillonner le monde, en essayant de promouvoir des
programmes de protection des chimpanzés et créa un refuge pour les chimpanzés
orphelins.
En 1960, Jane commence son étude sur les chimpanzés en Tanzanie. L’une
de ses plus grandes découvertes est la capacité, qu’ont les chimpanzés
de fabriquer et utiliser des outils. Mais aussi le fait qu’ils ont
une personnalité et ressentent des émotions.
Les liens entre individus sont très forts et la mort très tragique.

Je me sers des animaux pour instruire les hommes.
(Jean de la Fontaine)
Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe
chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans les
zoos et de les avoir humiliés par nos rires.
(Boris Cyrulnik)
L’homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit que les
araignées du plafond.
(Jules Renard)
Poisson rouge : animal de compagnie qui, par rapport au chat, présente
l’avantage de ne pas s’acharner sur les rideaux du salon.
(Marc Escayrol)
La dinde est la preuve vivante qu’un animal n’a pas du tout
besoin d’être intelligent pour vivre.
(Harvey Comstock)
On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
(Isodore Catpipaul)
Un chat ne voit pas quelle raison il aurait d’obéir à un autre
animal, fût-il sur deux pattes.
(S. Thomson)
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